Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mercredi 07 mai 2003

Horreur

La journée avait tout pour bien commencer…
Levé à 8H ce matin après une bonne nuit de presque 11h, je prenais mon p'tit
dej en me connectant sur mon compte bancaire.
Imaginez la scène : presque content d’aller bossant, en me dépêchant, je me
rends compte que j’ai encore eu, juste un mois après les premiers, encore les
achats Internet que je n’ai pas fais !
J’aurais peut-être dû m’en occuper avant.
Résultat : je rédige une lettre en donnant les références des achats, je m’habille
et je file à la banque.

« A mais Monsieur, dès que vous vous en rendez compte, il faut faire opposition
! On en a pleins de soucis, on en a même parlé hier à la télévision. » 20mn, plus
tard, je sors satisfait de l’agence, sans ma CB et avec un chéquier tout neuf.

La journée bascule à 10H30. Elle m’appelle sur mon portable : « Monsieur, il
me faut un papier du commissariat de police pour vous faire rembourser, votre
dossier est bloqué, il me le faut aujourd’hui ».

Et la cerise « Nous sommes ouvert jusqu’à 13h, nous rouvrons à 15h et nous
fermons à 17h15 ».

Magnifique !
Je décide de partir à 16h, je réussis à quitter le boulot à 16h20.

J’arrive au commissariat, où il m’annonce qu’il leur faut les relevés bancaires.
Je retourne à la banque, elle me fait le relevé, me le tamponne.
Je retourne au commissariat où je réussis à obtenir mon papier.

Dans le commissariat, un rebeu magnifique entre pour venir chercher son pote ;
on lui réponds sèchement : « Il doit rester encore une journée. On vous
appellera. »

Peu après, un PD très marais (30/35, chauve, musclé chez Univers Gym) entre
l’air pas très à l’aise.
Version initiale du mec :
« On m’a volé ma CB dans un bar. »
« Sans le code ? »
« Oui »

5mn après :
« J’ai eu des achats, voici mon relevé bancaire ».
« Mais il y a des retraits au distributeur, il a donc votre code ! »
« Ah… oui (Silence gêné ) Mais il a dû le voir dans le bar, il y avait du monde »

Visiblement, les flics n’y croient pas.

Moi je suis mort de rire, me rappelant quand S. s’était faire tiré sa CB en se faisant pomper par un rebeu.

Je sors, il est 17h20, la banque est fermée.

Notes pour plus tard :
- Ne plus utiliser ma CB pour les achats Internet, prendre celle de mon père
- Venir zoner autour du commissariat, les rebeus sont des bombes !

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