Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

dimanche 21 décembre 2003

back to hell

Je suis assis entre la voiture 6 et 7 sur le siège pour deux. Je regarde le ballet incessant les couples avec leur 2 gosses et leur 5 valises. Ils posent leurs bagages au dessus des autres, vérifient si l'ensemble est stable, se rendent compte que cela ne tient pas, les récupèrent en râlant et pénètrent dans la voiture avec le tout. Je souris. Cela me permet d'oublier un peu mon mal être.
Soirée avec S. et X hier soir. J&B and xanax. Je n'ai plus de notion exacte du temps. Je sais que nous avons quitté l'appart de S. à 2h direction Scorp. Comme chaque vendredi, la soirée est naze et il n'y a personne. Nous ne restons pas longtemps car on nous file des pass pour la Stories au vestiaire. X insiste pour aller dans cet endroit minable, glauque, pourri qu'est le dépôt. C'est une total beur ; pleins de beurs mignons au rez-de-chaussée, des moches au sous-sol. L'horreur devient absolue quand je demande l'heure : il est 6 heures. Sans ces putains de xanax, je n'y serai pas allé. Je ne voulais pas y mettre les pieds. Je me dégoûte.
Une jeune étudiante boulotte me sort du flash-back de la soirée ; C'est ici qu'on se met pour les sur réservations ? Ce fut donc ma voisine de voyage. Je ne sais pas si elle m'a dragué mais elle s'est collée contre moi pendant qu'elle dormait... Enfin, elle avait cul tellement énorme que je ne suis pas si sur que c'était prémédité. Un militaire était aussi du voyage : une bombasse. LA bombe. Très mec, très macho comme tous les mecs du sud. Son sweat noir et son jean cache à peine sa musculature impressionnante. Un visage d'adonis. Nos regards se sont croisés quelques fois, il a dû savoir très rapidement que j'étais une tantouze.
Le train arrive trop tôt à destination, je n'arrive pas à oublier ma soirée d'hier, mon dégoût ne passe pas.

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