Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mercredi 04 février 2004

life is hard

Journée sympathique au boulot, sans doute aidé par le fait que j'ai eu un repas annuel entre 12h et 15h30. Enfermé avec 10 femelles parlant de leur enfant, de leur achat immobilier, des dernières nouveautés de leur mome (qui est bien en avance sur leur temps)... un bonheur. J'y reviendrai peut-être, passons.
Le fait d'avoir niké avec Y. ce week-end m'a réveillé une énorme envie de baiser. Je lui échange quelques SMS, il me répond qu'il ne sait pas s'il est libre. Je le fais attendre un moment, et je réponds un SMS désagréable en l'envoyant chier. Je reçois un SMS d'excuses et d'explications immédiatement après la réception du mon message. Je rentre du taff, avale un morceau en discutant avec mon ex petit frère et me dirige sur l'Univers Gym pour me vider les couilles.
Le sauna est complètement vide et ne se remplit que tout doucement. Une fois éliminé les vieux, les folles, les princesses... il ne reste plus personne. Je me rends compte qu'en fait les saunas ne me plaisent plus. Je n'arrive pas à faire abstraction des défauts physiques des mecs que je regarde, les regarde sans aucun désir car ils sont déjà dénudés. Au bout d'une heure, je me laisse pépom par un mec et je me barre, direction tuileries.
Je n'y avais pas mis les pieds depuis l'été dernier. Et je me suis retrouvé con face à une grille. Je décroche mon téléphone et j'appelle mon pote expert de la drague aux tuileries. J'arrive dans 5mn. Il me fait découvrir un endroit insoupçonné, avec ses endroits et ses règles.
Ici c'est le coin sombre, tu viens ici pour être tranquille une fois que tu as pécho.
Ici, c'est un endroit de passage, si tu es avec quelqu'un et qu'il y a des gens autour, tu ne peux pas les envoyer chier.
Bon, maintenant on va visiter le côté éclairé.
Je ne peux pas m'empêcher de faire l'andouille, les gens sont trop sérieux, trop silencieux.

Je croise un mec : châtain clair, de beaux yeux bleus, age incertain (sans doute env. 30/33ans), vêtements qui le mettent en valeur, cul de salope. Susceptible de me plaire si j'avais pas encore giclé. Je le suis, m'arrête quand il s'arrête mais toujours à bonne distance. Il ne m'aborde mais me mate tout le temps. Je retourne voir mon pote, satisfait que je plaise à ce mec. Je décide de rentrer me coucher, je salue mon pote à haute afin que le mec m'entende. Je pars, me retourne avec un sourire en matant le mec et me dirige vers le métro. Alors que le métro arrive, le mec que j'ai drague arrive sur le quai ! Je m'assois juste derrière lui, passe mon temps à le mater. Lui se retourne à chaque station pour regarder si je descends. Je descends et marche doucement vers la sortie.

Je croise le regard du mec alors que le métro disparaît, il lève la main droite pour me saluer avec un sourire.

Commentaire(s)

Le récit (et les faits) de la drague est délicieux... parfois j'ai envie de m'y remettre, pariel, rien que pour voir, sans goûter aux fruits pas si défendus que ça...
Même si nous ne fréquentons pas le même sauna, je constate que je ne suis pas le seul à m'être lassé.

Garoo dit tout ça ???

c pas garoo c cossaw
Par contre je savais pas que les tuilleries etait un lieu de drague, j'en apprends tous les jours

mais KITT, tu habites où ?

KITT habite loin, mais rève de paris tous les jours, mdr !

Wam>> t nul lol pas tous les jours kan même (bien que je ch un taf la bas)
erick>>malheureusement dans une ptite ville paumé de l'alsace

Tu es pas romantique paumé, tu aurais pu te jeter sous les rails du métro pour lui prouver ton amour !! Tout de même ! :o)

Comment ça des grilles ? Depuis quand ?

@matoo : si paumé etait amoureux de quelqu'un ca se saurait