Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

lundi 16 février 2004

6 jours...

C'est la durée de la semaine dernière. Je sais bien que c'est complètement stupide et ça paraîtra certainement inimaginable à la plupart des gens. Et pourtant, pendant mon récit de mon samedi soir à un pote, j'ai systématiquement dis hier soir au lieu de samedi soir. Je n'arrive pas à associer un événement particulier à ce dimanche ; mon week-end n'a été en fait qu'un long samedi. Et bien chargé d'ailleurs.
Réveil relativement tôt pour reprendre le sport après un mois d'arrêt complet suite à ma tendinite. Mon choix s'est porté sur un cours de mémère - CP pour ceux qui vont au Club Med Gym - pour tester mon bras. Le résultat est plutôt mitigé ; j'ai eu encore mal dans le bras jusqu'à prendre de l'aspirine. Par contre, je n'ai eu ni douleur ni gonflement le lendemain...donc mystère. Mais, chose étonnante, je n'arrive toujours pas à contracter mon biceps gauche comme le droit. Bref, il faut que je prenne rendez-vous chez un spécialiste.
J'ai fais la fierté de mon père dans l'après-midi : j'ai mis en place ma nouvelle serrure ! Je suis allé au Leroy Merlin, ai acheté la serrure, les forets pour la perceuse et je l'ai installé en moins d'une heure. Pour quelqu'un qui n'avait jamais rien bricolé, je suis assez fier de moi. Bon, il reste pleins de choses à faire pour que la porte soit comme avant, mais j'ai décidé de la changer, donc...
J'ai enfin rangé mon appart qui commençait à avoir sacrément besoin. Vu la honte que la honte que j'avais eu la veille avec Phil, ça devenait vraiment urgent.
Jusque là, tout va bien. Début de soirée tranquille devant La trilogie de M6, enroulé dans ma couette sur le clic clac toujours ouvert. Une heure dans la salle de bains pour tenter de ressembler à quelque chose et direction Monoculture. Alors que je remontais la rue de Ménilmontant, j'ai eu de nouveau cette boule dans l'estomac. Cette peur quant à la drogue que j'avais dans ma poche, peur de me perdre définitivement sans moyen de faire machine arrière, peur qui ne disparaît qu'après la première taz avalée. Arrivée à 00h15 devant la maroquinerie et déjà une cinquantaine de personnes devant moi. Je patiente 45mn à l'extérieur, avançant à pas de fourmis, regardant autour de moi, me disant que la population est vraiment âgée, écoutant avec écoeurement des quadras efféminées devant moi s'extasier sur leur séjour à Bora Bora, à leur dernier short moule burnes rouges... Dans la boite vers 1h20, de mauvaise humeur par l'attente, je me dirige rapidement vers le bar et vers les chiottes pour la première taz. Je salue A., M. et les connaissances du lieu. Je danse un peu, sans vraiment d'entrain ni d'envie, attendant une montée qui n'arrive pas. Je retrouve Phil qui me présente à Gé et à son groupe d'amis. Tous très sympathiques, un qui me plaisait bien mais hétéro (snif). Toujours pas de montée de taz, d'euphorie ni de speed. Je commence à désespérer. Et je fais la même bêtise qu'il y a quelques années, j'avale la seconde taz d'un coup, sans en prendre un demi.
Tournant de la soirée. J'ai une sensation de vertige dans les minutes qui suivent, une sensation de chaleur, de froid. J'ai la nausée. Tous les signes d'une montée très rapide, trop rapide. Et d'un pétage de plomb complet dans les 10mn qui arrivent. Je vais prendre l'air, boire un verre et je tombe nez à nez avec un mec dans un état comateux, porté par ses deux potes. Il est étendu dans les escaliers, ses potes tentent de voir s'il est encore conscient, ils lui donnent des baffes, le mec bave sans donner signe de conscience. Les taz sont montées au moment où le mec commence à vomir.
Souvenirs très épars de la suite. Je navigue entre A., M., la bande et le groupe de Phil... A. et M. m'arrachant mon tee shirt... Aller pisser dans les toilettes avec le mec de A. - sur sa proposition - sans y parvenir... Boire un verre sur la scène... Rien d'autre. Aucun regard sur moi, pas de drague.
Je suis accoudé sur le bord de la piste, je me retourne et je vois un mec assez mignon. Je l'aborde et il s'est pas réceptif... même carrément agressif. La situation change dès qu'il connaît mon age et ce que je fais la vie... Allez savoir pourquoi. Sé est juriste, a l'air sympathique et tente de discuter sérieusement. Je n'en ai pas envie et n'en suis pas capable. Je profite de la proposition de Phil pour aller à la Home pour l'échange de numéros de téléphones et lui proposer de boire un verre dans la semaine. Mais en fait, il ne m'a pas lâché. Je découvre quelqu'un qui est en fait carrément sympathique et affreusement timide ce qui donnait l'impression de ne pas être en phase avec Phil, Gé et moi. Je pense d'ailleurs que ces deux là ne l'ont pas vraiment apprécié. M'enfin, ils étaient dans un tel état...
La queue devant la Home m'a permis de rapidement glisser la taz qui me restait de la poche vers ma chaussette. Le videur a laissé passer Sé et m'a fouillé avec attention en me posant des questions précises sur mes éventuelles possessions de drogues. Nous dansons un peu, je retrouve le mec comateux en train de danser... Y a vraiment des tarés. Mais j'étais naze, j'ai donc emballé Sé (non non, il ne s'était encore rien passé) et nous sommes rentrés chez lui après 9h. Séance de sexe nullissime mais tout pleins de câlins très sympas. Vu l'état dans lequel j'étais, je vais lui donner une nouvelle chance. Nous nous levons vers 17h30, et je file peu de temps après. J'écoute mon répondeur et constate que mon ex a tenté de me joindre toute la journée.
La roue tourne. Ses appels m'amusent. Je décide d'éteindre mon portable et ne pas le rappeler. Dodo vers 21h30. X. m'appelle ce matin, je lui raconte ma rencontre et ma "nuit" avec le mec, il me demande si je suis amoureux, je lui réponds qu'il est trop tôt pour le dire, que je vais le revoir cette semaine et qu'il faut laisser un peu de temps. Il conclut la discussion par Je suis content pour toi... En fait, non, je ne suis pas content. Bisou. Pas de nouvelle depuis. Je peux le briser.

Commentaire(s)

Quel talent !

J'admire et je crains ta façon de vivre.
J'admire parce que tu ne te résouds pas à suivre ce que le "monde bienpensant" veut t'imposer.
Je crains que tu ne puisse parfois reconnaître tes propres limites...
Tu fais ce que tu veux, et en cela tu as raison, mais ce serait con de faire péter une artère cervicale pour un petit cachet...
Sinon, j'espère que ton coup d'un soir, même s'il fut mauvais au lit, se révèlera être meilleur la prochaîne fois...

Le Paumé est un petit animal avec des piquants ! Le Paumé vit parfois la tête à l'envers !
Le Paumé me fait bien marrer.
Le Paumé a des trous de mémoire.
Le Paumé n'aime pas les J+2
... moi non plus !

Oué c'est pour ca ke je l'aime bien le paumé

Oh bah ça alors, moi aussi je suis abonné au Club Med Gym et moi aussi j'ai eu une tendinite il y a peu !

(J'ai l'art d'écrire des posts inintéressants ^^; )

Sauf que les cours de CP me fatiguent trop moi, je suis déjà une mémère :p