Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mardi 17 février 2004

Unable to stay, unwilling to leave

Je ne l'ai pas vu venir. Il pénètre doucement, mais sûrement, jusqu'au plus profond de moi. Réveil difficile avec de la fièvre, un nez complètement bouché. Motivation nulle au taff, je tente de sauver les meubles en avançant sur les taches prioritaires - mais néanmoins médiocres - du moment. Ma mauvaise humeur est sensible, mes collègues de bureau m'évitent. Je ne comprends pas pourquoi mon ex ne m'appelle pas, j'ai envie de son appel. La colère envers tous diminue pour laisser place à un sentiment d'abandon, de mal être. J'envoie un texto à X. comme un appel à l'aide, à un peu de réconfort, de chaleur humaine. Pas de réponse. L'après-midi, le PDG arrive en trombe dans le bureau en demandant directement à mon chef Qui a fait ça? Il montre une feuille sur lequel le nom d'un mec a été changé en un nom plus... amusant. Bon, limite vulgaire. Nous l'avions changé l'été dernier avec un collègue pour tester le fonctionnement de l'annuaire de la boite. Nous ne savons pas comment il était revenu en arrière mais le mal était fait, il a fallu aller présenter ses excuses. Je n'aime pas ça et surtout pas aujourd'hui. J'ai tenté de minimiser l'affaire auprès du mec, minimiser le jeu de mots mais il beuglait à n'en plus pouvoir, qu'il était inadmissible de traiter les gens ainsi, qu'il s'agissait de dignité humaine... Mon regard était vide, sans expression, le laissant parler. J'ai été à deux doigts de coller ma démission ; il aurait suffi que le PDG vienne me faire la moindre remarque.
Enchaînement de réunions, le malaise s'installe, sans que je parvienne à le déloger. J'arrive tard chez moi, j'ai le courage de rien, ni de manger, ni de ranger. Je rappelle mon ex qui était tombé pendant le jeu de mots mais il me raccroche au nez. Je le prends mal, très mal, des larmes montent. Lexo. J'envoie un message à Sé. qui n'a pas donné de nouvelle. Accusé de réception mais pas de réponse.

Je suis seul, je ne sais pas vers qui me tourner, personne ne peut comprendre ce que je ressens. Je regarde ce téléphone portable sans vie, seul et unique contact vers un hypothétique réconfort... Mais c'est illusoire, rien n'éveillera ce lien de communication. Quitte à vivre dans l'illusion, autant le décider. Lexo, lexo et lexo.

Commentaire(s)

Juste ce qu'il faut pour dormir! Aujourd'hui n'a pas été, il se peut que demain soit.

Qui peut bien te fournir tous ces Lexos?