Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mercredi 18 février 2004

Hard to starboard

Encore une journée de mauvaise humeur. J'ai fais la liste des taches qui m'incombent : un CAP boucherie pourrait s'en occuper. J'ai commencé à rédiger un mail au chef de département et à mon chef en les listant et en demandant de les voir au plus tôt mais la tournure du mail ne me convenait pas, trop agressive. Je me suis souvenu d'une phrase de Phil : faire la différence entre réel et artificiel. Je décide de ne pas envoyer le message. Et j'ai bien fais, le directeur partant en vacances l'après-midi même.
Visite chez le médecin : même crève qu'en décembre, même ordonnance. Il tente une leçon de morale lorsque je lui demande une ordonnance pour une sérologie VIH mais je ne le lui laisse pas finir sa phrase. Je me rends compte en sortant que je suis de bonne humeur ; l'artificiel est passé. En arrivant chez moi, je me rends compte plusieurs personnes ont pris contact avec moi suite aux deux derniers posts : merci à eux, malgré le retard. Coup de téléphone de Sé ; décidément, ce garçon est vraiment fade. Je le laisse parler, pour m'amuser, pour voir s'il a un minimum de conversation. Mais il boucle déjà sur les mêmes sujets. Ca promet pour la soirée de demain soir. X. m'a appelé plusieurs fois ce soir : Tu me manques. Je me sens bien avec toi, il n'y pas de problème, pas de prise de tête et finalement tu n'es pas extrême comme garçon. Et, tu sais, ça me fait chier que tu vois ton mec demain soir. J'aurais bien dormi chez toi.
Et moi de répondre Tant pis, peut-être une autre fois.
Je sens ma volonté diminuer, vaciller : je dois tenir ma position même si cela devient parfois difficile. La roue tourne, la dépendance de l'un envers l'autre s'inverse Je l'aurai.

Commentaire(s)

Pour le test, courage, encore.
Ca me terrifie à chaque fois.
A chaque transfusion, à chaque prise de risque ( merci Sainte capote...), c'est pareil...
Courage, c'est tout ce qu'on peut demander

Pour X, dommage que ça ne se passe bien, mais là encore, il faut affronter la réalité, n'est ce pas ?

tu n'es pas extreme comme garcon...

voila un compliment etrange

Je croyais qu'il fallait plus que deux semaines. Un pote à moi a eu des symptomes fièvre et grippe géante au moins trois mois après s'être fait contaminer (réel).