Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

dimanche 07 mars 2004

Dépendance

Semaine de merde. Trop grosses journées au taff, je rentrais chez moi épuisé et, contrairement aux autres semaines, un second calvaire commence : le chat. Je n'ai passé une nuit où je me suis réellement reposé. La bête m'empêchait de m'endormir, passait plusieurs fois toutes les nuits pour vérifier si je dormais et me réveillait à 6h du matin. Pas pour manger ou pour jouer, juste le plaisir que je me lève. Et cela tous les jours. J'attendais samedi avec impatience quand on m'a demandé de venir également bosser le samedi. Le comble de la bêtise : les journées sont lourdes, très stressantes et ils ne laissent pas les gens se reposer. Bref, ces polytechniciens m'étonneront toujours.
Samedi, réveil positionné à 6h45, réveil par le chat à 5h45. Il devait sentir que c'était le dernier jour, il fallait qu'il me laisse un dernier souvenir. Je rentre vers 15h fatigué et donc de mauvaise humeur. Je décide de faire une sieste, je prend le chat, l'enferme malgré ses hurlements dans un placard et part me coucher avec des boules quies.

La libération eut lieu vers 19h00 avec le départ du chat. Il fallait quand même que j'immortalise le moment par une photo. Je n'y avais pas pensé avant, peut-être aurais-je dû l'y mettre toutes les nuits pour être tranquille.

Sentiment de bonheur indescriptible, de bien-être. Je ne ressens que rarement ce sentiment là. Je respire à pleins poumons, sourit bêtement sans raison. Je ne ressens que trop rarement ce sentiment là. Je suis dans cet état là à l'ouverture de l'enveloppe de mes résultats de sérologie ou à l'arrêt de mes trithérapies préventives. Dans ces cas là, j'ai comme l'impression que la vie pénètre en moi, j'ai l'impression de revivre. Je profite de la vague pour enchaîner les corvées : ménage, courses, coiffeur, coups de tel à des potes de sorties.
Le choix s'est portée sur le Twin's avec S. A., M. et tout le groupe doit y aller. Nous y arrivons tôt, vers 1h. Peu de monde, musique médiocre. Nous descendons pour aller sur la piste quand je vois Sé adossé sur un poteau. Sé, égal à lui même, boudiné dans son tee shirt ridicule, faisant la gueule. Je me cache, le montre à S. et nous remontons dans les canapés. Pas envie de lui parler, pas envie d'expliquer pourquoi je n'ai pas répondu à mes messages. Nous ne rentrons pas dans l'ambiance, arrivé au Scorp vers 1h45.
Le scorp a changé : ils ont caché leur déco kitch et ridicule par des draps blancs, la population semble mixte. C'est d'ailleurs assez pénible ; il y a des beaux mecs mais impossible de dire si ce sont des tarlouzes ou non. Par contre, la musique est bonne. Mais... toujours pas dans l'ambiance.
Arrivée aux follivores vers 3h. Toujours la même musique ringarde mais sympathique. Cherchons un endroit calme pour goder une demi taz avec S. et hop directement la piste. Forcement, la musique évolue sur des trucs top ringard alors que nous sommes en pleine montée. Le comble de l'horreur eut lieu pendant leur spectacle de Claude François. J'étais défoncé, j'avais envie de courir et de danser et il passait de la musique de merde. Un mec m'aborde Salut tu m'appelles comment ? Moi c'est X. Je réponds sans montrer aucun intérêt et il s'en va peu de temps après. Ca va pas être possible, pas deux X. à la suite. La musique redevient potable, je vais dans la piste, je danse toujours à côté d'un groupe de mecs mignons, comme ça, juste pour voir. Un mec me drague, s'approche de moi petit à petit mais n'ose pas m'aborder. Quelques heures passent. D'un coup, je me sens mal, mal à la tête, mal au ventre, envie de vomir. Je tente de me reposer mais cela ne passe pas. Départ à 6h sans avoir sommeil. La fraîcheur me fait du bien, je me sens mieux. J'aime marcher dans Paris au petit matin, en descente. Marcher dans les rues sans but réel, sans penser à rien. Sans cerveau. Impossible de savoir si je suis en montée ou en descente, fatigué ou en pleine forme. Nous voulions faire un tour à l'UG mais je préfère rentrer.
Je passe la porte de mon appart, prend une douche, me dirige vers ma chambre et... mon réveil sonne. 6H45. Débout depuis plus de 24 heures.
Finalement, ce devait être des signes de grosse fatigue : je me suis levé aujourd'hui à 17h.

Commentaire(s)

Ca va être dur de se pieuter ce soir ! :)

pas forcement il est peut être capable de dormir même après avoir dormi toute la journée.

- "Cherchons un endroit calme pour goder une demi taz" : pété de rire ! Lapsus ???

- C'est bien la peine de censurer mes messages si c'est pour les réécrire toi même : j'l'avais bien dit que Sé était boudiné dans son tee-shirt version dim up !


C'est pas un chat, mais une panthère noir le machin dans la boite !

Roooh tu es un monstre enfermé un chat pour pouvoir dormir, fallait lui donner une boule de papier alu et la tu es trankil pour les 3 heures suivantes

Oui, oui, lui faire avaler la boulette d'alu et le passer au micro ondes !!!

Voilà une bonne idée, mais bon après faut néttoyer le micro-ondes :-)))

Bon, c'était juste une grosse connerie pour répondre à K.I.T.T, parcqu'une nuit de 3 heures, c'est court !!!

Désolé.

- J'aime marcher dans Paris au petit matin, en descente. Marcher dans les rues sans but réel, sans penser à rien -

J'adore ça aussi, c'est un de mes passe temps favori, vivement vendredi que je recommence !!!

Tu as un beau parquet.

7575>>nan du tout mais apres 3h de jeu, le chat dors ;-)

Il faut moins de temps que ça pour le faire dormir après un stage dans le micro - ondes :-)))

(J'ai honte, moi que ne suis même pas capable de tuer un petit araignée !!!)

C'est mon coté provoc, sorry.

Au fait, il n'est pas là le proprio du blug ?

Il récupére de son WE ???