Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mardi 25 mai 2004

attendre

Ca y est, on y est. Ce soir, je suis enfin au milieu du sempiternel cycle de vie. Si je veux descendre plus bas, il va falloir creuser. Mon hospitalisation est prévue demain, je vais devoir retourner chez mon ophtalmo car mon éraflure ne passe pas et j'ai encore cette maudite épée de Damoclès au dessus de la tête.
On ne peut pas dire que je déprime pourtant ; c'est d'ailleurs étonnant. Je crois que je génère moi-même ces merdes pour me sentir mieux ensuite. Ca paraît être une idée surprenante avant qu'on sache que j'ai rencontré deux de mes petits amis moins d'une semaine après l'arrêt de deux de mes trithérapies. Quand les effets secondaires s'estompent, je me sens revivre et je me surprends à aimer et à admirer ce qui m'entoure. Mêmes sentiments lors des résultats de ma sérologie ; je sors du laboratoire, mon coeur s'emballe, j'ouvre la fameuse enveloppe et je redécouvre ma séronégativité. Je me surprends à sourire, à me sentir bien, à être heureux.
Espérons que cela dure. Le mois de mai aura été un mois de stress, d'angoisses et d'attente. Juin devrait marquer une remontée du cycle vers une grande forme et un moral élevé. 3/4 jours d'hospitalisation, récupérer une vision parfaite de mon oeil gauche, un résultat de test hiv, 2 voire 3 semaines d'arrêt de travail et ça repart. Cette page devrait être tournée pour mi juin. Je pourrai fêter cela comme il se doit à la tata pride.
Mais je suis pour le moment sur une chaise, corde autour du cou et j'attends la sentence. Je stresse, j'ai peur donc je vis.

Commentaire(s)

Je vais peut-être dire une connerie mais si c'est le fait de te sentir mieux lorsque les effets secondaires des trithérapies s'estompent qui te permet d'avancer pourquoi ne pas se rendre aux urgences lorsque cela ne va vraiment pas afin de te faire prescrire une trithérapie d'urgence sans en avoir pour autant un réel besoin viral (ou supposé).
Ca t'éviterait ptet de faire des conneries au dépot ou aux tuileries...
Une descente et une remonté sans risque.
Quelque part, si tu as besoin de plonger pour te sentir bien, autant essayer d'éviter d'y passer.

Si douste lit ça, je sens queje vais me faire enchaîner :D

Ah non stp ne viens pas à la Gay Pride ! C'est plein de tarlouzes dans ton genre…

J'ai peur donc je vis… T'as pas peur des clichés Paumé, c'est ça qu'est bien avec toi.

tu veux descendre aux enfers ... tapes toi un nain paraplegique tu comprendras ta douleur !

J'ai peur donc je vis >> moi c'est le contraire j'ai peur de vivre

nicozefrog > ca sent le vécu!

Bon courage...