Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

jeudi 01 juillet 2004

fuck it's so great

Une journée apparemment comme les autres. Réveil la tête bien profondément enfoncé dans le cul, impossible de l'en sortir avant le milieu de la matinée. Alors que je bossais avec une collègue, mon téléphone portable sonne, je décroche machinalement et... je reste interdit. C'était mon ex et je viens de décrocher. Je regarde mon portable, un instant se passe, ma collègue me regarde, surprise et me balance une réflexion alors que je raccroche sans même l'avoir porté à mon oreille. J'ai à peine le temps de le mettre en silence qu'il sonne à nouveau. Il laisse pour la première fois un message sur le répondeur mais il devait être en zone limite car il est inaudible.

Je pensais que c'était réglé, que j'avais eu la tentative de contact de la journée. Je me trompais. Alors que j'étais en train d'arriver au resto à midi, je reçois un SMS.
«voilà pourquoi tu nas pas pu recevoir mes roses tu nais pas au taf actuellement, tampis il faut qu on se voit»
Milles choses me traversent la tête. Je me remémore la première fois qu'il m'a offert des roses l'été dernier, je souris. C'était une belle époque, une époque fusionnelle. Nous étions un couple et c'était bien. Je souris en commençant à rédiger une réponse simple pour dire que j'étais au taff. Je m'arrête ; impossible que l'on ne m'est pas prévenu si j'avais reçu des roses, malgré la matinée que j'ai passé en réunion. Le repas se passe, j'ai hâte de rentrer pour aller me renseigner à l'accueil. Je ne peux m'empêcher de penser à X. pendant tout le repas.

Et il arrive. Ce jour sera à marquer d'une pierre blanche. Je reçois encore un SMS d'X.
«je ne peux exprimer tout ce que je ressens en ce moment, toutes ces pensées qui viennent vers moi sans meme que je les ait precipiter et toutes convergent vers la personne. toi, nous avons lies une compliciter enorme depuis le mois d aout avec des haut mais aussi des bas essentiellement par ma faute, car je n ais pas sut te comprendre et je m en escuse mais rester sans donner de news ne resoudras rien car tout ou tard nos chemins se croiseront, recontrons il que nous parlions, x.»
Le seul mot que je prononce est connard. Mes collègues me regardent un peu surpris mais ne disent rien.

Dès mon retour, l'accueil me confirme que rien n'est arrivé pour moi aujourd'hui. Pourquoi m'a t il menti ? Peut-être a-t-il essayé d'envoyer les roses vendredi ? Je me pose de nombreuses questions auxquelles je n'ai pas de réponse. Mais ça m'est égal. Une seule chose compte : aujourd'hui est le plus beau jour de ma relation avec X.