Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

vendredi 02 juillet 2004

 

Promenade sur les champs hier soir. Je suis allé flâner au Virgin et à la Fnac. Et je suis rentré doucement à pied... en faisant une pause aux Tuileries. Quelle franche rigolade quand je suis passé devant la fête foraine ! Les mêmes manèges, au même endroit et dans le même piteux état. Déjà gratuit c'était grotesque mais alors payant, ça devient ridicule.

A cette heure - environ 22h -, le lieu de drague est surréaliste. Des mecs font des allers retours entre les deux bosquets comme d'habitude. Mais entre les deux, des touristes se font prendre en photo devant l'arche ou la tour Effel scintillante. Un groupe est en train de faire une partie de pétanques près de l'entrée d'un d'entre eux. Je rentre dans celui le plus sombre. Je commence à tourner l'air détaché des mecs qui m'entourent. Eux, par contre, me mater comme des dingues et certains me suivent. De la viande fraîche quoi. Je repère un rebeu avec qui j'ai couché au Dépôt. Bien och celui là, il est partout : dépôt, sauna et tuileries.

Je continue à inspecter le bosquet, je m'amuse. J'adore ce moment où les mecs me suivent alors qu'ils ne m'intéressent pas et que je ne suis pas och. On se sent fort, supérieur à ces ombres condamnées à errer jusqu'à la jouissance salvatrice. Je change de bosquet, 2/3 continuent à me suivre. Hélas, ça ne dure jamais. Doucement mais sûrement, je commence à m'exciter. Et voilà que je commence à tourner frénétiquement pour trouver une bouche gourmande. Je me répète que c'est stupide, qu'il est tard, que je ne trouverai rien à mon goût. En vain. Je mate un p'tit mec ; il doit avoir 22/23ans max, ma taille, tout mince. Il me regarde et descend des escaliers. Ah ces fameux escaliers ! Je n'y suis jamais descendu ; je regarde, je suis surpris, c'est allumé. Dommage, il a dû choisir le seul endroit éclairé. Je descends, remercie le ciel d'être enrhumé. Lui a déjà baissé son froc et se branle. Il bande déjà. Le mec est nettement plus vieux que je ne le pensais, peut-être mon age. Bonne teub. Courte, circoncise, en forme de pyramide ; gland large, base énorme. On se branle, il pose régulièrement sa tête dans mon cou. Il me suce un peu mais ça n'est visiblement pas son trip. Sa queue m'excite bien. Dommage que je puisse pas être passif. Je finis le plan à genoux en train de le pomper avec pleins de salives. Il pousse de petits cris, il se branle tandis que je m'occupe de son gland. Ses râles commencent à être de plus en plus fort, j'avale sa teub en entier, je jouis et je me relève immédiatement. Manquerais plus qu'il me jouisse dans la gueule. Il est surpris, il remarque que j'ai joui, il s'arrête et se rhabille. Je le vanne en lui disant que l'endroit qu'il a choisi n'est pas terrible, il me dit qu'il le trouve excitant, lui réponds qu'il pue. Nous nous séparons peu de temps après ; échange de prénoms, pas de numéro de téléphone, jamais.

Je me dirige vers le métro le sourire aux lèvres. Quel pied de baiser. Je ne suis pas arrivé à la station que je comprends que le portugal a gagné. Je commence à réaliser l'erreur que j'ai fait de sortir ce jour là. Attente 10mn sur le quai. Les métros s'enchaînent vers la défense. Pleins de jeunes footeux éméchés hurlent Por-Tou-Gale avec leur immense drapeau. Le métro arrive, j'ai les mêmes à l'intérieur. Je m'assois à côte de jeunes racailles de 16/18 joyeusement ivres. Mon voisin se frotte contre moi sans s'en rendre compte. J'ai la gaule immédiatement. Les supporters s'énervent et s'amusent à hurler en secouant le métro. Après une pause à Châtelet pendant 15mn, je décide de fuir par la ligne 14 pour éviter Hôtel de ville. Conclusion, 45mn pour rentrer chez moi, putain. Me méfierais dimanche.