Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mardi 14 septembre 2004

on y était presque

Comment font les gens pour prendre une décision importante? Certains prennent un bout de papier pour noter les avantages et les inconvénients de telle ou telle situation, d'autres y pensent jusqu'à en avoir la migraine. Je n'emploie aucune des deux méthodes. Je pense à mon problème afin d'en définir précisément les contours, les tenants et les aboutissants. Et ensuite, je pars dans un endroit où le dépaysement est complet. Cela permet en général de faire le vide et d'arrêter d'y penser. Une fois de retour chez moi, je n'ai plus à réfléchir au problème, je connais la solution.

La semaine à Djerba m'a permis de faire complètement le vide. Exit le besoin de plaire dans les endroits pédés, les envies de baiser, la drogue, les soucis avec X., le taff... Je n'ai pensé à rien pendant une semaine. Et ça fait un bien fou. Cela m'a permis de savoir la ligne de conduite que je souhaitais mener avec X.

Nous ne sommes pas fait pour être ensemble, aucune vie de couple n'est possible. J'ai donc recommencé à contacter diverses personnes - T. (mon dernier amant en date) et N. (un ex) - histoire d'avoir un ou deux amants sans prise de tête. Mais avant tout, il faut que j'en parle avec X. qui attend une réponse de ma part. Je ne vais pas recommencer à baiser à droite et à gauche alors qu'il pense que nous sommes vaguement en couple. Y manquerait plus que je fasse cela et que je change d'avis ensuite.

Nous avions prévu de nous voir hier soir. En début d'après-midi, mon portable sonne ; c'est X.. Je décroche. Raté, c'est un de ses collègues de boulot. X. vient d'être hospitalisé, il a 40°. Depuis, il est en observation en isolement complet. Les médecins et infirmières portent masques et gants en plastique. Les analyses se succèdent en vain. Ils ne trouvent pas l'origine de la maladie. Seule chose certaine ; il a miraculeusement survécu à une méningite foudroyante qui aurait dû le tuer dans la nuit de dimanche à lundi. Mais cela n'explique pas son état actuel.
Bref, je suis maudit, maudit, maudit. Je vais devoir attendre son rétablissement pour le quitter et reprendre une vie sexuelle normale.

Commentaire(s)

Tu sais quoi....j'adore ta façon de parler et de dire les choses sans détours, alors je me dit laisse tombr les cons qui aiment foutre le boredl avec leurs commentaires, comme tu le dis on n'est pas obligé de penser tous pareil, et si ça leur plaît pas ils peuvent toujours passer leur chemin...

Ton blog tourne : amour, gloire et beauté, à quand la série télévisée ?

a mon avis, X a lu comment être une bonne mere juiv e en 10 lecons

pas que je veuille te vexer mais :Je vais devoir attendre son rétablissement pour le quitter et reprendre une vie sexuelle normale !
Si t'es si sur de toi pourquoi attendre de le plaquer pour reprendre une vie sexuelle normale ??????? je m'étais donc fait une fausse impression Paumé = Fidèle ????

La compassion te perdra...
Cynisme... non !Lucidité !
;o)

Pourquoi faut-il toujours qu'on se casse la tête pour des choses qui sont, après tout, pas si compliquées que ça ?
Et surtout pourquoi faut-il qu'on se mette toujours volontairement dans des situations pareilles, hein ?
Peut-être parce que sinon, on s'ennuierait encore plus ferme ?

Il est certain que tu es maudit, tu n'as pas 40°C de fièvre. Egocentrisme... Ta réaction est pathétique... Drôle de réaction, il n'est peut-être pas tiré d'affaire ... Je doute que ceux qui commentent ont eu des problèmes de santé, je pense qu'il réfléchirait à deux fois.

Surtout que rien n'indique qu'il ne t'as pas refilé sa méningite...
Effectivement tu es maudit, maudit, maudit

artus > fidèle ? Une fidélité territoriale alors?