Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

dimanche 26 septembre 2004

Tous à vos agendas. Ne pas rater la première grosse soirée de la rentrée. Se reposer, prendre des forces et aller faire des courses. Ben oui, il est in-dis-pen-sable de porter un nouveau tee-shirt pour aller à cette soirée.
A samedi prochain.

Commentaire(s)

Euh, non, alors là, pas d'accord. Tu sais, Otra Otra, c'est co-organisé par ma copine Didier Lestrade, tu vois ? C'est la seule soirée à laquelle je vais, alors, je sais pas, va au Scorp ou bien je ne sais pas où, avec les autres folles honteuses, OK ?

En plus, ta philosophie de merde cadre vraiment mal avec l'esprit de la soirée. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire, à pas samedi, connasse !

Cool, une soirée avec Lestrade ! Contre-zap ! Je viendrai avec tous mes collègues barebackers... De toute façon je ne me suis jamais fais autant enfoutrer le cul qu'avec des mecs rencontrés lors des monocultures et autres soirées organisées par Têtu !

Ah, je savais pas, les barebackers sont des collègues… Vous avez monté une entreprise ? Si ce n'est pas encore fait, je vous suggère de monter une société boursière. Vous achetez plein d'actions de labos pharmaceutiques, comme ça en niquant sans capote vous enculez la sécurité sociale (à cru), vous vous faites du pognon sur le dos du tiers-monde et vous montrez aux pédés qui se protègent encore que c'est vous les plus fortes et les plus intelligentes. On est pas dans la merde (ça va devenir une phrase-culte, peut-être).

Bon, ne me remercie pas pour le conseil. C'est tout naturel, et ça me fait plaisir.

Amicalement (non, je déconne).

j'ai niqué un Damien un peu coincé du cul ces derniers temps, avec un discours militant... C'est zarbi, ça me dit quelquel chose...

Ah non, c'est pas moi : je me suis pas fait enculer depuis deux mois (c'est peut-être pour ça que je suis si hargneuse); mais de toute façon, je suis facile à reconnaître : j'ai un piercing en or aux couilles. En fait, je suis pas trop coincé du cul, mais j'imagine que cette théorie t'aurait permis de tout expliquer. Ohhhh, désolé ma chérie, va falloir trouver autre chose !!! Fais fonctionner ton petit cerveau, allez allez !


Bon, sinon, tu penses quoi de mon projet d'entreprise ? Ah ça, quand il s'agit de faire sa Hervé Guibert sur son beau blogue tout pourri, on est douée, mais pour l'esprit d'entreprise, que tchi ! Pourtant, ça serait tout mimi, une rangée de cadres sup' lipodystrophiés en train d'acheter et vendre du GlaxoMesCouillesWellcome ! Bon, à cause des neuropathies périphériques, faudrait des claviers spéciaux à très grosses touches, et puis surtout pas mal de chiottes dans le bureau, parce que les multithérapies, ça permet à quelques milliers de connasses de baiser un max sans faire attention aux autres, mais bon, on a quand même une putain de chiasse, hein ?


Olivier, mon petit chéri (Olivier c'est le petit nom du groscondepaumé.net), tu vois : il faut faire attention au sida. Bon, on est plus obligé de mourir aujourd'hui, mais bon il y a des effets secondaires, et pas des moindres : soit tu deviens une grosse hystérique comme moi (non, je déconne, je l'étais déjà avant, en fait) soit une pauvre fille seule et conne comme Michetouffe, là, je sais pas son prénom.
Ça fait réfléchir, non ? Non ? Euh, bon, OK.

Vous couvre de baisers, votre tendre et cher

Phil et Paumé faites gaffe, Lestrade et ses potes vont encore payer des bikers pour vous refuser l'entrée, ça va saigner porte de la Villette.
De toutes façons y'a une grande soirée off à la Cité de la musique de bareback music for happy people

Damien > Alors c'est comme ca que tu t'es fais plomber ? Ca a dû t'arriver jeune, en plus.
Je te réserve le stock de pitié qu'il me reste.
Cordialement et a samedi.

Merde, la freakette, privée de blogue, vient aussi ici exprimer sa douleur de vivre ! C'était déjà pathétique, maintenant, de mieux en mieux : on a donc Hervé Guibert et "Je-suis-séronégative-mais-je-me-soigne-en-avalant-du-bon-yop-de-keum". Voyons, il manque qui ? Je suis sûr qu'on va trouver des candidats; si on trouve des cruches pour faire de la télé-réalité, on va bien dégoter trois cagoles VIP au Dépôt pour alimenter la conversation...


"Ouh la la, nous les barebackers on est trop privés de liberté d'expression, affreux-affreux ! Allons avaler du sperme dans une soirée top-cool ailleurs, de toute façon là c'est que des fascistes, ya qu'au Keller qu'on est bien, mais dites-vous bien que vous n'aurez pas -non, vous n'aurez pas- ma liberté de foutrer"


Mon petit Bertrand : les barebackers sont comme ta copine Olivier. Ils ne te diront jamais ce que c'est vraiment d'avoir le sida, de même que la paumée.net ne te dira jamais comment c'est difficile de combler son vide existentiel (moins facile que de jouer la carte du cynisme, ceci dit, je la comprends un peu). Mais ils feront tout pour te faire croire que, youpi, la baise sans capote, c'est méga-cool, et qu'apitoyer trois idiotes et demi sur son site Internet en causant de caca sur le zizi c'est le bonheur. Maintenant, tu sembles avoir choisi ton camp; et si t'assumes, après tout... comme j'ai déjà dit dans une autre envolée lyrique : "on en reparle dans 20 ans (pas le magazine, hein, la vraie vie)" à peu de choses près.


Vous étreint et vous entoure de toute la force de son amour rayonnant tel un rayon de lumière*,


*subtile référence à Madonna, Ray of Light, I've changed my mind, tout ça.

Olivier chérie, j'ai chopé le sida à 21 ans, mais ne t'en fais pas, j'ai pas besoin du peu de pitié dont tu serais capable : j'ai eu le temps de m'habituer, ça fait plus de deux ans maintenant.

Ce qui fait que je ne suis plus trop sensible à ce qu'une demie-morue peut essayer de balancer comme méchanceté. Bon, tu peux toujours essayer de me faire pleurer, hein, je t'interdis pas, mais il va falloir vraiment être une grosse méchante, et au fond tu ne l'es pas vraiment : t'es juste une crevette qui essaie de se renforcer en racontant des choses un peu choquantes (ta mère est au courant ?).

Bon, sinon, je relis tout ce que j'ai mis depuis le début, et je trouve que ça se tient; c'est assez beau, non ? Je vais au fond des choses, je trouve.

à samedi, mon petit canari des îles, je te retrouve dans la deuxième chiotte en partant du fond, celle qui est tout le temps bouchée (je sais ce que tu aimes, coquin)

Bon allez maintenant Damien, fini de rigoler, trouve nous un post de Paumé où il fait l'éloge du bareback, et on en reparle.

Bon allez maintenant Bertrand, fini de rigoler, trouve nous un post de Le Pen où il fait l'éloge de l'extrême-droite, en on en reparle.

J'adore l'idée !