Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

jeudi 07 octobre 2004

barcelone, deuxième.

Mercredi 25 août.

Mes soirées se ressemblent ; un verre dans un bar (souvent le Dietrich) et ensuite une boite - Arena sala Madre ou Metro -. Tous les soirs, bataille au sommet pour savoir dans quelle boite on va finir. Ce fût Métro ce soir là. Je trouve la musique géniale, S. non (l'est pas chiant celui-ci). Depuis le début du séjour, j'ai toujours des taz dans ma poche. J'hésite à en prendre. S. n'est pas en phase et décide de se barrer.
Me voilà seul dans cette boite, dans un pays étranger à la langue barbare. Que faire ? Ben aller dans un endroit connu. Je vais me chercher un whisky coca et je fais des allers retours dans la backroom. Beaucoup de monde, peu de mecs mignons. Je m'installe dans un coin à l'écart du peuple et je mate les vieux. Un couple m'amuse ; le mignon part à la pêche aux mecs baisables, l'autre attend et se pointe dès que ça mord. Mais le succès n'est visiblement pas au rendez-vous. Ils se tournent vers moi ; je mate surtout le second. Vieux, 35 ans environ. Me suis tapé plus moche, ça peut aller. Je fais un pas en arrière pour me coller contre un mur sombre. Je n'ai jamais bien compris pourquoi mais c'est un signe d'acceptation chez les pédés.
Ils s'approchent de moi, le vieux restant toujours à l'écart. Le jeune se jette sur moi, m'embrasse en me glissant directement sa main dans mon caleçon pour me essayer de me doigter. Je me raidis un peu mais me laisse finalement faire. Je stresse ; aucune sodo depuis fin avril. Je roule une pelle au jeune, le vieux commence à s'approcher. Ca se finit en soupe de langues, le jeune en train de me doigter et mes mains en train de tâter les bosses de leur jean. Je suis entre deux eaux, doux mélange d'excitation et de peur.
« Toilets ? » murmure le vieux à son jeune. S'en suit un échange dans une langue inconnue.
« Do you want to go to our hotel ? We are staying at hotel Axel. It's 10mn walk from here. »
« Okay, let's go. »

Nous quittons le Metro en silence. Tandis que le vieux marche devant en silence, je discute avec le jeune. Un couple de suédois en vacances. Le fantasme, deux grands blonds aux yeux bleus. Eh ben non, même pas. Deux grands bruns aux yeux marrons. La discussion n'est pas vraiment passionnante, je suis bourré. Ils passent une semaine à Barcelone après une à Sitges. Le jeune passe son temps à me doigter à travers le jean.
Arrivé à l'hôtel, je deviens un simple objet sexuel. L'un me tient, l'autre me déshabille. On se retrouve vite à poil. Je découvre avec horreur leur teub ; 24*3/4 pour le jeune, 21*5 pour le vieux. Je me crispe et débande un peu. Le vieux me met sur le dos et me tient par les épaules tandis que le jeune commence à me prendre sans gel sur la capote. Je hurle, demande plus de gel. Il en rajoute - un peu - et tente de rentrer d'un coup sec. Je récupère le gel, sort la teub et lui en tartine. Idem sur la capote du vieux. Ils ont l'air surpris, le gel est peut-être une denrée rare en Suède. Le jeune me baise mais rien n'y fait, ça ne rentre pas en entier et ça fait mal. Il se retire, le vieux prend la relève. Il rentre doucement. Ca rentre nickel. Il pose ses mains sur mes hanches et me lime le cul comme un ouf. Je commence à me décrisper et à prendre du plaisir.
Au bout d'un moment, le vieux se retire, le jeune se jette sur moi, me retourne et retente de me baiser. Ca ne rentre toujours pas et ça fait de plus en plus mal. Mais il s'en fout et continue. Il s'arrête à l'intérieur et parle à son mec. Le vieux se met au dessus de nous et rentre d'un coup sec dans le jeune. Lequel pousse un cri qui a dû réveiller tous nos voisins sur plusieurs étages. Le vieux le baise sans aucune précaution ni tendresse, le jeune remue par la douleur et me fait donc quelques vas et viens agréables. Une fois cette acrobatie passée, ils me rebaisent alternativement, l'un me tenant, l'autre me limant. Le vieux plus longtemps, le jeune moins. Thanks God.

Je finis sur le dos en train de me branler pour jouir car je commence à avoir mal au cul. Les deux me jouissent dessus juste après. Je déteste ça, ça me écoeure. Je me lève et vais sous la douche. Quand je sors, ils sont déjà prêt à aller dormir et ne font même plus attention à moi. Je rentre, j'ai déjà désaoulé. Je repasse devant la boite, tout le monde est dehors, les couples s'éloignent en se tenant par la main.

Moi, je rentre à l'hôtel, j'ai mal au cul (pour la petite histoire, j'aurais eu mal et saigné pendant deux jours), on ne peut pas dire que la rééducation ait été progressive. J'ai servi de sac à foutre, je me dégoûte.

Commentaire(s)

Déjà 1h, et aucun commentaire, y'a-t-il encore des lecteurs ?

Pff, tu sais pas apprécier les plaisirs simples de la vie.

t'as vraiment le compas dans l'oeil pour mesurer les bites avec autant de précision :)

garoo > "les plaisirs simples de la vie" ... au moin s t'as pas dit "les petits plaisirs de la vie"...

Sinon, Paumé, je compatis ayant aussi vécu quelque chose de ce genre avec un Grec (un vrai, de Grêce, qui s'appelait Pâris)...

Jeff > Ouais, je sais pas pourquoi, mais je ne me trompe pas jusqu'à 25/30cm.
L'habitude, peut-être.

et S., pendant ce temps là, qu'est-ce qu'il faisait? il me raconte rien...

solal > comment ça, tu ne lis pas son blog??

et oui le cul c'est fragile, faut y faire attention. faut y aller avec douceur.seul un gars comme moi peut y arriver mdrrrrrrrrrrrrrrrr

j'adore le cote romantique de cette histoire...XIII pourrait nous brider une jolie nouvelle a partir de ca

Non, c'est moi qui vais reprendre cette histoire pour mon premier roman de gare.