Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

jeudi 04 novembre 2004

Premier baiser échangé sur une plage en été
Premier amour, un beau jour,
Qui vient vous emporter,
Ca ne s'oublie pas, quand c'est la première fois


Chanson pourrave et série minable de ma jeunesse. Mais moments incontournables.
Je rentrais le soir et elle était devant la télé, toujours sur TF1. La génération qui a connue les deux guerres et qui se nourrit de TF1 et de ses feuilletons. Je la revois dans son fauteuil, complètement absorbé ou devant ses fourneaux. Ma mère « adoptive », qui me réveillait le matin seulement après avoir préparé mes tartines, avec qui je déjeunais le midi et attendais mes parents le soir. Et évidement avec qui je partais en vacances.
Elle était témoin de Jéhovah mais quand elle a compris que j'étais pédé (nous lui avions caché d'un commun accord avec ma mère, à cause de ses croyances), elle a juste trouvé ça dommage. Elle a disparu très rapidement, en moins de 6 semaines, d'une maladie foudroyante. Je la vois encore, allongé sur son lit, les mains croisées sur sa poitrine, trop maigre. Je me souviens de l'avoir touché, pour être bien sûr, son air étant trop endormi, trop paisible. Je me souviens de ce contact, dur et froid, du même aspect d'une statue du musée Grévin.

Je ne me souviens pas de lui avoir dit que je l'aimais, je ne m'étais pas rendu compte l'importance qu'elle avait pour moi. Je l'imagine dans le paradis auquel elle croyait, me regardant. J'ai peur de l'avoir déçu.
Elle me manque.

Commentaire(s)

Tu ne déçois jamais une personne qui t'aime ;)

Quand on se rend compte qu'on a déçu quelqu'un il reste la solution de tenter de se faire pardonner en faisant amende honorable.
Il n'est jamais trop tard.

Bonsoir mon petit "paumé",
C'est toujours avec tristesse et nostalgie que nous pensons aux êtres aimés qui nous ont quitté, je me dis que de là-haut ils nous protégent et nous donnent la force de continuer à vivre malgré les épreuves auxquelles nous sommes confrontés et parfois les moments de désespoir. Mais il faut puiser en nos souvenirs les meilleurs moments que nous avons passé avec les gens qui nous ont quitté et que nous avons aimé. J'ai perdu deux personnes de ma famille en 2003 et 2004 et souvent je pleure en repensant à elles et je me dis qu'avec tout l'amour qu'elles m'ont donné et les moments passés ensemble elles ont emporté un peu de moi avec elles. Je me souviens de la complicité qui me liait à elles, c'est vrai que l'on a toujours peur de ne pas avoir assez dit aux gens combien nous les aimions. C'est pourquoi je pense qu'il ne faut pas hésiter à dire aux gens que l'on les aime.
Dis toi que de là haut cette maman adoptive te regarde et que le fait que tu penses à elle te met en relation spirituelle avec elle et que le lien d'amour qui vous unissait se rétablit alors.
Dis toi que tu ne l'as pas déu car tu lui as donné tout ce que tu pouvais mais si tu peux penser avoir été maladroit, il faut se dire que l'on arrive jamais à être totalement parfait et il est important d'arriver à se pardonner ses propres maladresses.
Dis toi que le jour où tu partiras pour l'au-delà elle sera là pour t'accueillir comme je pense que je rejoindrai tous les êtres que j'ai aimé et qui me manquent tellement.
Je te souhaite une bonne nuit, essaie de trouver la sérénité et dis toi que nous sommes là et que nous te comprenons car nous aussi nous sommes des êtres humains qui pleurons nos disparus et demain matin en te réveillant puises dans les souvenirs partagés la force de continuer et d'apprécier la vie.
Je t'embrasse
Jérôme

Ben dis donc, tu n'as pas la grande forme toi.

Il est temps que ton voyage en Egypte arrive, le soleil te feras du bien.

Courage ti Paumé.

Tout d'abord je voulais dire que l'on ressent la tristesse dans ton spot et que cela montre à quel point tu regrettes de ne jamais lui avoir dit de son vivant. Mais comme l'a dit Jerome il n'est jamais trop tard pour le dire. En le disant ici c'est déjà un premier pas mais l'autre pas serait de, par exemple, aller le faire sur sa tombe ou alors à quelqu'un de sa famille. A-t-elle eu des enfants ? Si oui tu peux aller leur dire que tu t'en veux de ne jamais lui avoir dit. En leur disant à eux, cela aura beaucoup de sens.

Ensuite, ce post me fait plaisir, surtout vis à vis de ceux qui sont toujours là pour pourrir ton blog. J'espère qu'ils verront ce que tu peux être.

Pendant de longues années, j'ai pensé que les gens qui rejoignait l'autre rive le faisaient aussi un peu parce que je ne leur avait pas assez dit et montrer combien et pourquoi je les aimais.Mais finalement je me dis que ce qu'il y a de bien dans la mort, c'est que la justice y est absolue: quelle que soit la manière dont on a vécu - bien ou mal- comme un salaud ou comme un saint on pourrit doucement, bouffé par la vermine.

Je frémis à l'idée que de l'autre côté, il pourrait y avoir un monde identique à celui-ci... Je préférerais presque l'Enfer!
Quant au Paradis, n'en parlons pas... moisir sur un coin de nuage qui doit mal soutenir le dos et te bousiller la colonne un sourire béat et niais au coin des lèvres, des plumes dans le dos,donc dans le cul, ambiance sonore flûte traversière et quatuor guindé, toute la journée à s'interroger sur le sexe des anges... qu'est ce qu'on doit s'y faire chier!
Alors, tu vois mon problème "Paumé": pas d'Enfer, pas de Paradis, pas ici...

Y'a t il une autre sortie de secours ???
Je t'embrasse
et merde...

vla jarive sur ton "sky" et ce paragraf ou tu parle de ta mere adoptive é tré interessan, moi ossi je sui témoin de Jehovah, je ne peu malheuresemen pa te dire kell te voi ou ke vou etes unis, mé ce ke je peu te dire c ken en ce momen elle dor et ne se rapel de rien, toute foi toi tu peu te rapeler delle é c le plu importan, car ainsi kan tu passera des momen de dificulté tu te rapelera du role essentiel kelle a joué ds ta vie, de ce jte laisse et bone continuation...

 










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