Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

vendredi 21 janvier 2005

11 heures de marathon

Envie de sortir samedi dernier. Remarque ça fait un bail que j'ai pas foutu les pieds dehors. J'en parle à X., lui aussi en a envie. Ca pue la mauvaise idée, aucune envie de voir les mecs le draguer tour à tour. Et puis je ne draguerai pas s'il est là. On raccroche avec la promesse d'un texto si l'un de nous deux sort. Je téléphone à A. ; ils vont sans doute sortir, il m'invite à passer chez lui. Nickel, plus besoin de X. J'arrive vers 23h avec des bières, je rentre avec 2 autres mecs dans l'immeuble. Ils ont l'air plutôt cools mais l'air pédés. Vous allez au dernier étage ? Ok moi aussi. Ca se précise, on doit aller au même endroit. Gagné.
De petits événements comme ça influent sur une soirée toute entière. Ils étaient là de passage pour 10mn, juste histoire de fournir le matériel nécessaire à passer une bonne soirée. Fuck. A leurs départs, tout le monde a les poches pleines. La soirée se passe tranquillement, les bières et le miroir tournent. M. arrive avec son ex et une fille, les trois dans un état avancé. La soirée continue, la mélange alcool et drogue est mortel chez moi, je fais une petite dizaine d'allers retour pour me vider par le bas.
Passage par le 3ème lieu pour un dernier verre. Pas de chance, ils ne servent plus. L'endroit a l'air bien cool par contre, faudra que j'y aille un jour. Mais où sont les lesbiennes ? Le groupe se sépare, A., son mec et moi partons à la chasse au Taxi. Un taxi, un samedi soir à 2h du matin en plein centre de Paris.
Arrivé au Trabendo avant 3h. Nettement plus de monde que la fois précédente, toujours la même population 35 - 45, quelques minets craquants. Premier verre, première taz. A. se jette au cou d'un mec, une bombe atomique. En fait, c'est W., un de ces ex. J'arrive à attirer son regard mais sans plus. Dommage. Me pose des questions existentielles, j'ai des remords sur le taz que je viens de prendre. Je fais quelques tours, m'installe en hauteur pour mater, j'ai toujours l'impression que le videur me regarde.
Un autre beau garçon - plus petit que moi, tout mince, mon genre - danse tout seul. Je me mets à danser autour de lui, fais tout pour me faire remarquer, en vain. Suis transparent, il ne pose pas un seul regard sur moi. Le taz est monté.
Tout devient flou, je me promène, j'allume un peu sans arrière pensée, je danse avec le groupe. Un groupe de jeunes folles se frottent autour de la folle en chef, dégoulinante d'hormones sexuelles et féminines. Une des folles se rapproche de moi, se met à danser en me souriant. Beuark, pas du tout mon style. Le temps passe (vite ?), je passe une bonne soirée. D'un coup, la tête me tourne un peu, je trouve la musique bruyante et mauvaise. Je m'éloigne un peu, mes remords reviennent.
Deuxième taz, tout repart au quart de tour. Tout est encore plus flou, impossible de me souvenir. Le seul sentiment artificiel restant est celui du bien-être. Je décide de me mettre torse nu pour aller crâner un peu. A. me félicite.
D'un coup, Il est 5h du mat', ceux qui ont trouvé un mec se barrent, les autres chassent. Un p'tit mec se matte, il n'est pas défoncé, il n'est pas trop moche, je n'aime pas me taper des mecs sains quand je suis défoncé. L'ignore. J'en sélectionne un autre, plus petit, plus carré, plus vieux. Il est défoncé, il commence à s'intéresser à moi à la vue de ma bouteille d'eau. On se roule des pelles, il veut boire. L'est trop défoncé le gars.
On se barre avec A. et ses potes vers 6 ou 7 heures. Pas de taxi, on décide de rentrer... en métro. Bad bad trip. Les néons, le silence, la lumière, trop de lumière, les gens qui font la gueule, crise de stress, panique. Je tente de respirer, de me calmer. Comble du plaisir, le métro s'arrête pendant 10mn dans un tunnel. Bref, voilà une bonne raison de ne pas aller à la Otra Otra. On passe se poser chez A., miroir, alcool et ça repart.
7h45, on arrive aux Bains. Ok, ce n'est pas la meilleure after mais j'étais curieux de voir les Bains. 8h15, A. me fourre un taz dans la main. J'hésite, l'avale. Alors là, les remords ne passeront pas. C'était tard, j'étais déjà fatigué, je suis un gros con. Je m'imagine encore à midi aux Bains, en train de danser comme un foncedé.
La fatigue aura le dessus à la drogue. 9h30, je suis chez moi. J'ai ma fièvre habituelle. Je suis en survêt dans mon lit, je grelotte. Je passe les 6 heures qui suivent à délirer, à la recherche de je ne sais quelle chose qui me permettra de survivre. Complètement à la masse, quoi. Je suis d'équerre vers 15h, je me lève, déjeune, passe quelques heures sur rezog. 19h30, je roupille. Sans lexo.
Moralité : Je kiffe les soirées type Monoculture et Otra Otra, la population est sympa mais... je ne plais qu'aux techno Queen. Life is a bitch.

Commentaire(s)

Smile :-)

Vraiment smile babie :-))

 










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