Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

samedi 28 février 2004

déjà

Une semaine.

jeudi 26 février 2004

déception

Quand j'ai commencé ce blog, cela correspondait à un challenge : l'exhibitionnisme poussé à l'extrême, mener un projet personnel jusqu'au bout, rencontrer des gens.
J'ai donc essayé de me lier avec quelques personnes, j'en ai rencontré certains, d'autres pas encore. Ce soir, la réalité m'a rattrapé : qu'elles soient réelles ou virtuelles, une tarlouze en sera toujours une. Au dépôt, sur un chat de cul ou par l'intermédiaire d'un blog, elles sont toutes pareilles.

Ce soir, un des fondements du blog s'est effondré.
Ce soir, je n'y vois plus d'intérêt.

Je conclurai ce post par une phrase énoncée par un collègue de bureau en salle de pause café : Les pédés, il faudrait tous les gazer.

mercredi 25 février 2004

pensée du soir

Février 96
En plein réfectoire, un garçon tire les pieds de sa copine en train de dîner en face d'elle. Elle hurle. Un silence s'installe tandis que tous les yeux se dirigent vers eux.
Une amie du couple murmure Si c'est ça l'amour, je ne préfère pas connaître.

mardi 24 février 2004

seul

Déjeuner au bord de la marne ce midi, seul. Je me promène, avec mon baladeur, tentant d'oublier les heures qui passent. 72 heures se sont écoulées sans nouvelle. Je tente de mettre des chansons gaies mais je reviens toujours sur celles de Saez. Tout doit continuer, tout ceci n'est qu'une étape à passer. Je m'y efforce donc. J'envoie un message à Y., à X (le mec avec qui je suis allé à Londres), passe un coup de fil à Phil. Je bosse un peu, sans conviction, juste pour donner le change.
Ce soir, j'avais rendez vous chez mon ophtalmo. Mon kyste est toujours là, mais trop petit pour me faire charcuter. Donc, à suivre. Dès qu'il regrossit, j'y passe. Je rentre directement, sans passer par la case S. qui habite pourtant à côté. Pas envie de parler, plus le courage de faire semblant de me sentir bien. De toute façon, S. semble également déprimer ces temps-ci.
Y. me répond dans la soirée Bon alors on joue quand ? Nous nous mettons d'accord pour nous voir ce week-end, j'espère avoir le courage pour un plan pareil.
Je passe la soirée à mater Christian Slater, finissant mon CV.

J'avance sans conviction, m'accrochant à mes rares projets.

Saez - Perfect World
Saez - No place for us

lundi 23 février 2004

48 heures plus tard... toujours rien.

dimanche 22 février 2004

calme et serein

Je pense que dans quelques semaines, je trouverai que ce week-end aura été positif. L'histoire avec X. semble terminée ; cela fait 26h que je n'ai pas de nouvelle. J'ai repris sérieusement le sport : vendredi soir, samedi et dimanche. A peu pres 5 heures dans le week-end. Et je compte y retourner demain. On se défoule comme on peut.
Mais pour le moment, l'humeur n'est pas très bonne. Je n'ai rien fais d'autre que du sport et que dormir.
J'ai reçu cet après-midi un SMS de Sé : Je suppose que tu ne désires pas me revoir...? Je n'y ai pas répondu. Je ne sais pas quoi répondre : le revoir ou non, recoucher avec lui juste pour avoir une présence ou carrément sortir avec lui. Bref, on verra demain.

c'est arrivé pres de chez vous...

et ça pourrait bien vous arriver.
[src]

PS: Non, cela ne m'est pas encore arrivé.

samedi 21 février 2004

Mise au point, dernière

Le portable vibre, je tends la main et lit le SMS. Sa réaction était prévisible, la mienne également. Je prend le verre d'eau et avale un demi lexo. J'efface tous ses SMS. C'est en perdant quelqu'un qu'on se rend compte des sentiments qu'on avait pour lui.
Ok, au revoir.

mise au point, deuxième

J'appelle mon ex plusieurs fois pour voir s'il s'est calmé. Il ne répond pas. Je reviens des courses, un message sur mon répondeur : Tu m'as blessé ce matin (...) on s'est pas mal vu ces 3 derniers mois ca se voit que je me sens bien avec toi mais ca s'arrete là. Ma réponse fut immédiate par SMS : Quand on se sent bien avec la personne mais que "ca s'arrete là", on ne lui dit pas des mon amour ou un je t'aime. Tout cela vient donc du fait que j'ai rencontré Sé le week-end dernier. Il ne peut décidement rien sortir de bon entre nous, autant en rester là.

Mise au point, premiere.

Le chantage affectif a duré toute l'après-midi par l'intermédiaire de SMS auxquels je n'ai pas répondu. J'ai eu droit à des expressions comme mon amour, j'ai envie d'être dans tes bras. Puis on est passé au célèbre J'en ai marre de cette vie, je pense au suicide. Coup de téléphone ce matin. Il n'a plus besoin de toute la somme, seulement la moitié. Il me dit qu'il est venu pour dormir chez moi mais il ne se souvenait ni du digicode, ni de mon numéro de téléphone et son téléphone a choisi ce moment pour tomber en panne. Donc il est rentré chez lui. C'est fou comme le sort s'acharne contre lui.
J'ai embrayé sur le sujet difficile qui me tenait à coeur : le fait qu'il soit si gentil, agréable et ... amoureux pile en ce moment. Le résultat fut conforme aux prévisions : Comment peux tu dire une chose pareille, tu es blessant. clic.

vendredi 20 février 2004

raisons et sentiments

X. vient de m'appeler ; il a besoin d'argent et me demande si je peux l'aider.
Et ce n'est pas une petite somme. Facheuse coïncidence, non ?

congratulations

Il vient de partir. La soirée a été une vraie belle réussite ; je ne m'y attendais pas. Un soir comme j'aimeraisen avoir beaucoup plus, un soir comme si je vivais en couple. Ouais, c'est assez surprenant mais j'ai envie de ça en ce moment. Le printemps qui arrive, peut-être. Enfin, toujours est il que je l'ai rejoints directement au Monoprix après mon taff, son panier débordait de nourriture pour le repas du soir. Nous sommes rentrés chez moi, j'ai commencé à préparer le repas tandis qu'il prenait une douche. Apéritif, toasts, entrée, pause devant le film de France 3, escalope à la crème et dessert. Et encore larvage et câlins dans le clic clac (toujours ouvert) devant un DVD. Et l'instant magique que tout le monde attend un jour : il se blottit tout contre moi, son visage niché dans mon cou et il me susurre : Je t'aime, je me sens vraiment bien avec toi.
Mais je n'ai pas eu les larmes aux yeux, et mon coeur ne s'est pas mis à battre plus fort. Rien de tout cela. J'ai simplement hurlé intérieurement ma satisfaction, cette phrase étant l'aboutissement de ce que je t'attends depuis trop longtemps.
J'imagine déjà les remarques : Comment puis-je réagir comme cela avec quelqu'un que je ne connais que depuis 3 ou 4 jours ? Pourquoi ne suis pas en pleine période chabadabada ?
Parce que vous êtes à côté de la plaque.
Ce soir, je devais effectivement passer la soirée avec Sé mais je l'ai passé avec X.
Quel va être son prochain mouvement ? Quel est mon objectif ? le sien ? Je n'en sais rien, mais maintenant, je vais le laisser courir.

jeudi 19 février 2004

Je savais bien qu'il ne fallait tomber amoureux. [src]

mercredi 18 février 2004

Hard to starboard

Encore une journée de mauvaise humeur. J'ai fais la liste des taches qui m'incombent : un CAP boucherie pourrait s'en occuper. J'ai commencé à rédiger un mail au chef de département et à mon chef en les listant et en demandant de les voir au plus tôt mais la tournure du mail ne me convenait pas, trop agressive. Je me suis souvenu d'une phrase de Phil : faire la différence entre réel et artificiel. Je décide de ne pas envoyer le message. Et j'ai bien fais, le directeur partant en vacances l'après-midi même.
Visite chez le médecin : même crève qu'en décembre, même ordonnance. Il tente une leçon de morale lorsque je lui demande une ordonnance pour une sérologie VIH mais je ne le lui laisse pas finir sa phrase. Je me rends compte en sortant que je suis de bonne humeur ; l'artificiel est passé. En arrivant chez moi, je me rends compte plusieurs personnes ont pris contact avec moi suite aux deux derniers posts : merci à eux, malgré le retard. Coup de téléphone de Sé ; décidément, ce garçon est vraiment fade. Je le laisse parler, pour m'amuser, pour voir s'il a un minimum de conversation. Mais il boucle déjà sur les mêmes sujets. Ca promet pour la soirée de demain soir. X. m'a appelé plusieurs fois ce soir : Tu me manques. Je me sens bien avec toi, il n'y pas de problème, pas de prise de tête et finalement tu n'es pas extrême comme garçon. Et, tu sais, ça me fait chier que tu vois ton mec demain soir. J'aurais bien dormi chez toi.
Et moi de répondre Tant pis, peut-être une autre fois.
Je sens ma volonté diminuer, vaciller : je dois tenir ma position même si cela devient parfois difficile. La roue tourne, la dépendance de l'un envers l'autre s'inverse Je l'aurai.

17 jours plus tard

39° de fievre toute la nuit... 17 jours après m'etre tapé Y., Y. qui parait-il s'est tapé tout le Dépôt (plan abatage, sling...)... Borderline. J'ai peur.

mardi 17 février 2004

Unable to stay, unwilling to leave

Je ne l'ai pas vu venir. Il pénètre doucement, mais sûrement, jusqu'au plus profond de moi. Réveil difficile avec de la fièvre, un nez complètement bouché. Motivation nulle au taff, je tente de sauver les meubles en avançant sur les taches prioritaires - mais néanmoins médiocres - du moment. Ma mauvaise humeur est sensible, mes collègues de bureau m'évitent. Je ne comprends pas pourquoi mon ex ne m'appelle pas, j'ai envie de son appel. La colère envers tous diminue pour laisser place à un sentiment d'abandon, de mal être. J'envoie un texto à X. comme un appel à l'aide, à un peu de réconfort, de chaleur humaine. Pas de réponse. L'après-midi, le PDG arrive en trombe dans le bureau en demandant directement à mon chef Qui a fait ça? Il montre une feuille sur lequel le nom d'un mec a été changé en un nom plus... amusant. Bon, limite vulgaire. Nous l'avions changé l'été dernier avec un collègue pour tester le fonctionnement de l'annuaire de la boite. Nous ne savons pas comment il était revenu en arrière mais le mal était fait, il a fallu aller présenter ses excuses. Je n'aime pas ça et surtout pas aujourd'hui. J'ai tenté de minimiser l'affaire auprès du mec, minimiser le jeu de mots mais il beuglait à n'en plus pouvoir, qu'il était inadmissible de traiter les gens ainsi, qu'il s'agissait de dignité humaine... Mon regard était vide, sans expression, le laissant parler. J'ai été à deux doigts de coller ma démission ; il aurait suffi que le PDG vienne me faire la moindre remarque.
Enchaînement de réunions, le malaise s'installe, sans que je parvienne à le déloger. J'arrive tard chez moi, j'ai le courage de rien, ni de manger, ni de ranger. Je rappelle mon ex qui était tombé pendant le jeu de mots mais il me raccroche au nez. Je le prends mal, très mal, des larmes montent. Lexo. J'envoie un message à Sé. qui n'a pas donné de nouvelle. Accusé de réception mais pas de réponse.

Je suis seul, je ne sais pas vers qui me tourner, personne ne peut comprendre ce que je ressens. Je regarde ce téléphone portable sans vie, seul et unique contact vers un hypothétique réconfort... Mais c'est illusoire, rien n'éveillera ce lien de communication. Quitte à vivre dans l'illusion, autant le décider. Lexo, lexo et lexo.

lundi 16 février 2004

6 jours...

C'est la durée de la semaine dernière. Je sais bien que c'est complètement stupide et ça paraîtra certainement inimaginable à la plupart des gens. Et pourtant, pendant mon récit de mon samedi soir à un pote, j'ai systématiquement dis hier soir au lieu de samedi soir. Je n'arrive pas à associer un événement particulier à ce dimanche ; mon week-end n'a été en fait qu'un long samedi. Et bien chargé d'ailleurs.
Réveil relativement tôt pour reprendre le sport après un mois d'arrêt complet suite à ma tendinite. Mon choix s'est porté sur un cours de mémère - CP pour ceux qui vont au Club Med Gym - pour tester mon bras. Le résultat est plutôt mitigé ; j'ai eu encore mal dans le bras jusqu'à prendre de l'aspirine. Par contre, je n'ai eu ni douleur ni gonflement le lendemain...donc mystère. Mais, chose étonnante, je n'arrive toujours pas à contracter mon biceps gauche comme le droit. Bref, il faut que je prenne rendez-vous chez un spécialiste.
J'ai fais la fierté de mon père dans l'après-midi : j'ai mis en place ma nouvelle serrure ! Je suis allé au Leroy Merlin, ai acheté la serrure, les forets pour la perceuse et je l'ai installé en moins d'une heure. Pour quelqu'un qui n'avait jamais rien bricolé, je suis assez fier de moi. Bon, il reste pleins de choses à faire pour que la porte soit comme avant, mais j'ai décidé de la changer, donc...
J'ai enfin rangé mon appart qui commençait à avoir sacrément besoin. Vu la honte que la honte que j'avais eu la veille avec Phil, ça devenait vraiment urgent.
Jusque là, tout va bien. Début de soirée tranquille devant La trilogie de M6, enroulé dans ma couette sur le clic clac toujours ouvert. Une heure dans la salle de bains pour tenter de ressembler à quelque chose et direction Monoculture. Alors que je remontais la rue de Ménilmontant, j'ai eu de nouveau cette boule dans l'estomac. Cette peur quant à la drogue que j'avais dans ma poche, peur de me perdre définitivement sans moyen de faire machine arrière, peur qui ne disparaît qu'après la première taz avalée. Arrivée à 00h15 devant la maroquinerie et déjà une cinquantaine de personnes devant moi. Je patiente 45mn à l'extérieur, avançant à pas de fourmis, regardant autour de moi, me disant que la population est vraiment âgée, écoutant avec écoeurement des quadras efféminées devant moi s'extasier sur leur séjour à Bora Bora, à leur dernier short moule burnes rouges... Dans la boite vers 1h20, de mauvaise humeur par l'attente, je me dirige rapidement vers le bar et vers les chiottes pour la première taz. Je salue A., M. et les connaissances du lieu. Je danse un peu, sans vraiment d'entrain ni d'envie, attendant une montée qui n'arrive pas. Je retrouve Phil qui me présente à Gé et à son groupe d'amis. Tous très sympathiques, un qui me plaisait bien mais hétéro (snif). Toujours pas de montée de taz, d'euphorie ni de speed. Je commence à désespérer. Et je fais la même bêtise qu'il y a quelques années, j'avale la seconde taz d'un coup, sans en prendre un demi.
Tournant de la soirée. J'ai une sensation de vertige dans les minutes qui suivent, une sensation de chaleur, de froid. J'ai la nausée. Tous les signes d'une montée très rapide, trop rapide. Et d'un pétage de plomb complet dans les 10mn qui arrivent. Je vais prendre l'air, boire un verre et je tombe nez à nez avec un mec dans un état comateux, porté par ses deux potes. Il est étendu dans les escaliers, ses potes tentent de voir s'il est encore conscient, ils lui donnent des baffes, le mec bave sans donner signe de conscience. Les taz sont montées au moment où le mec commence à vomir.
Souvenirs très épars de la suite. Je navigue entre A., M., la bande et le groupe de Phil... A. et M. m'arrachant mon tee shirt... Aller pisser dans les toilettes avec le mec de A. - sur sa proposition - sans y parvenir... Boire un verre sur la scène... Rien d'autre. Aucun regard sur moi, pas de drague.
Je suis accoudé sur le bord de la piste, je me retourne et je vois un mec assez mignon. Je l'aborde et il s'est pas réceptif... même carrément agressif. La situation change dès qu'il connaît mon age et ce que je fais la vie... Allez savoir pourquoi. Sé est juriste, a l'air sympathique et tente de discuter sérieusement. Je n'en ai pas envie et n'en suis pas capable. Je profite de la proposition de Phil pour aller à la Home pour l'échange de numéros de téléphones et lui proposer de boire un verre dans la semaine. Mais en fait, il ne m'a pas lâché. Je découvre quelqu'un qui est en fait carrément sympathique et affreusement timide ce qui donnait l'impression de ne pas être en phase avec Phil, Gé et moi. Je pense d'ailleurs que ces deux là ne l'ont pas vraiment apprécié. M'enfin, ils étaient dans un tel état...
La queue devant la Home m'a permis de rapidement glisser la taz qui me restait de la poche vers ma chaussette. Le videur a laissé passer Sé et m'a fouillé avec attention en me posant des questions précises sur mes éventuelles possessions de drogues. Nous dansons un peu, je retrouve le mec comateux en train de danser... Y a vraiment des tarés. Mais j'étais naze, j'ai donc emballé Sé (non non, il ne s'était encore rien passé) et nous sommes rentrés chez lui après 9h. Séance de sexe nullissime mais tout pleins de câlins très sympas. Vu l'état dans lequel j'étais, je vais lui donner une nouvelle chance. Nous nous levons vers 17h30, et je file peu de temps après. J'écoute mon répondeur et constate que mon ex a tenté de me joindre toute la journée.
La roue tourne. Ses appels m'amusent. Je décide d'éteindre mon portable et ne pas le rappeler. Dodo vers 21h30. X. m'appelle ce matin, je lui raconte ma rencontre et ma "nuit" avec le mec, il me demande si je suis amoureux, je lui réponds qu'il est trop tôt pour le dire, que je vais le revoir cette semaine et qu'il faut laisser un peu de temps. Il conclut la discussion par Je suis content pour toi... En fait, non, je ne suis pas content. Bisou. Pas de nouvelle depuis. Je peux le briser.

samedi 14 février 2004

saint valentin

Je passerai sur le sujet Saint Valentin est une fête commerciale.
J'avais décidé de m'attaquer à l'ex de mon ex. J'avais prévu de lui envoyer un bouquet de roses et, puisque X. bosse au même endroit que lui, le faire chier. Mais, bon, je n'ai jamais rencontré son ex, donc i changed my mind. Et je suis assez fier de moi. A mon réveil, je lui ai envoyé un SMS Souhaite une très bonne Saint Valentin à ton ex de ma part et c'est tout. Je l'ai ensuite laissé mijoter deux bonnes heures et je lui ai passé un coup de fil. C'est quoi ce SMS? Je lui sors alors le baratin de la signification de la fête dans les pays anglo-saxons. Il tente de me torturer avec la relation hylique avec son copain actuel, et que, si cette fois ce n'est pas le bon, qu'il m'épouserait. Je lui conseille de ne pas me proposer une chose pareille avant au moins 10 ans et après une bonne centaine de petits amis. Il me raccroche au nez. La conclusion du coup de téléphone du soir fut au delà de mes attentes : si on était ensemble là, je t'enculerai, dommage. Bisou... bonne saint valentin.

spam

De: mjctimothe@katamail.com
Objet: Confidentiel/Urgent.
Salut,
Je suis Mr Mulolwa Timothee ,fils aîné de feu Kabika Titus , conseillier en armements de la rébellion RCD-GOMA( Rebellion de l'Est de la Republique Democratique du Congo) assassiné lâchement par son chef qui le soupçonnait de vouloir le detroner .Quelques mois avant ce drame , papa sentant certainement les choses venir , avait deposé caché dans deux caisses metalliques un peu plus de 25 millions de $US destinés à l'achat d'armes pour la rebellion dans une compagnie internationale de securité et de gardiennage à Abidjan en Cote d'ivoire en prenant soin de me designer auprès de cette societé comme son representant legale pouvant designer un partenaire etranger vers qui l'argent peut etre transferé pour investir avec ses conseils dès mon arrivée chez lui. Je te propose 20% des 25 millions $US comme commission si tu acceptes de m' assister dans ce transfert. Je souhaite connaitre ton identité et telephone pour te donner plus de details .Mon e-mail xxxxx@yahoo.fr Mon Tel 00225 xxxxxxxx

J'hallucine.

vendredi 13 février 2004

voyage

L'équilibre entre taff et privé n'est plus respecté et ça me gave. Un poil de stress, d'heures supplémentaires et tout part en couille. L'appart est sans dessus dessous, le canapé est encore ouvert. Je rentre, prend une douche, récupère ma couette et m'enroule avec sur le canapé et regarde Le voyage de Chihiro. Oui oui, j'ai passé la semaine à le voir. Faut dire, à m'endormir avant 22h00 depuis mercredi soir, le manga a duré 3 jours.
J'aimerai bien faire un voyage comme elle, tiens. C'est gentil tout plein, no stress et ça dépayse. Ca me changerait de mon HLM et de mes collègues coincés. Reste plus qu'à savoir comment y arriver : K ou LSD? En attendant, demain... monoculture!

santé

Le fait d’inciter quelqu’un à consommer des stupéfiants (par exemple en imprimant un papier ventant les mérites d’un produit stupéfiant) est aussi sévèrement sanctionné (cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende). La peine est aggravée lorsque cette provocation à l’usage de stupéfiants est faite à un mineur ou à proximité d’un établissement fréquenté par des mineurs (écoles, stades, etc.) [art. 222-37, 222-39 et 227-18 du Code pénal et art. L.3421-4 du Code de la santé publique]
La photo était évidement faite de sucre et de bonbons, mais le principe de précaution étant à la mode...

jeudi 12 février 2004

diner blogosphérique

Comment raconter cette soirée avec Phil ? Le plus simple aurait été de ne pas la raconter. Mais étant donné le coup de fil qu'il m'a passé hier soir, je suis obligé.
Le Phil s'épanouit dans un quartier mal famé sur une ligne à fourche. Et je déteste les lignes à fourches. Et il n'habite même pas au pied du métro. Et il était 21h, je crevais la dalle et j'avais sommeil. Bref, tout ceci était mal parti.
Finalement, j'ai découvert quelqu'un qui avait le même cadre de référence que moi. Il est assez ressemblant à celui de P. mais avec la tête bien sur les épaules. Ils sont tous les deux passés par Sida Info Service, ont les mêmes gouts en matière de décoration intérieure et la même soif de vie. Je me suis donc senti à l'aise assez rapidement si bien qu'il m'a foutu dehors à minuit.

Passer du virtuel au réel n'est pas chose facile : cela me laisse souvent un arrière gout amer. Que ce soit pour un plan cul ou pour diner, je ne vois pas la différence. Soit je me fais chier immédiatement et je cherche toutes les excuses pour partir, soit la soirée se déroule bien, on se quitte les meilleurs amis du monde mais la personne ne donne plus jamais de nouvelle. C'est la raison pour laquelle je n'aime pas rencontrer quelqu'un avec qui j'ai pris contact par le net.

Mais je me suis laissé faire et j'ai rencontré Phil. Sait-on jamais. Essayer, Encore.

pensée du jour

J'ai rêvé d'une blogosphère avec des blogueurs qui n'ont pas fait d'étude supérieure.

lundi 09 février 2004

chabadabada...

Le clic clac du salon est encore ouvert, la couette n'a pas bougé. Je suis allongé dessus, résumant mentalement ce dernier week-end.
Nous étions partis, mon ex et moi, pour une journée et demi chez Disney. Je voyais cela comme un week-end entre amis, c'est tout. De mon côté, tout était clair. L'hôtel 4* est superbe, au pied du parc, lit deux places moelleux, canapé, salle de bains avec baignoire... Il a envie de faire une sieste. Nous nous couchons et... il se jette sur moi. Je tente de résister, de ne pas me mettre à bander. Mais je n'ai pas tenu bien longtemps : je n'arrive plus à calculer les développements limités de e(x) comme à mes débuts pédé. Séance de sexe torride, et câlins ensuite. Nous devions aller au resto puis au ciné mais il décide d'inviter son futur petit ami (futur à l'époque, actuel maintenant) et le meilleur pote. Soirée sympathique sans plus. Nous abandonnons Peter Pan au bout de 15mn. Et tant mieux. Je n'aurais sans doute pas supporté les câlins et caresses entre mon ex et son mec pendant toute la durée du film. La nuit fut assez difficile, mon ex ayant la nuit à se coller contre moi. Soupir.
Nous avons rapidement remplacé la journée dans les parcs par du cocooning at home. Nous avons passé l'après midi dans ce canapé, tantôt à faire des câlins, à regarder Les Rivières
Pourpres
ou à baiser comme des malades. Il décide de partir vers 15h pour se préparer pour son rendez vous amoureux. Je le raccompagne à l'ascenseur et... clap.
Comme une parenthèse qui se ferme indiquant sans doute la fin de ce moment de pur bonheur. Comme le bruit d'une porte qui claque. Nous comprenons immédiatement que je suis coincé dehors. Mon ex utilise son téléphone portable pour appeler un dépanneur et file.
Attendre en plein froid pendant une heure, regarder les dépanneurs massacrer ma serrure. Je suis vraiment trop con, je ne me suis douté de rien. Ils ouvrent la porte au bout de deux heures, je suis congelé, je suis stressé, je ne prête pas attention à leur devis et je le signe. L'intervention et le pose d'une nouvelle serrure identique pour... 450€. Je passe le reste de la soirée hyper angoissé, téléphonant à la terre entière, me demandant comment je vais me débrouiller pour annuler ce devis. Un quart de lexo et une bouteille de cidre plus tard, je m'endors d'un sommeil agité pour une nuit courte.
Théoriquement, il s'agit d'une commande à domicile, j'ai donc un délai de 7 jours de me désister. Et depuis je stresse : peur d'être obligé de faire les travaux, peur qu'on me cambriole.
Hier soir, je me demandais pourquoi le week-end s'était mal fini alors qu'il avait été idyllique. Maintenant, je me demande s'il a vraiment été si parfait que cela.
Que faire ? Quelle attitude adopter? Ma vie - et ce blog - tourne trop autour de mon ex. Alors que je me posais cette question, j'ai reçu un appel de M., pour la Monoculture de samedi... Une réponse?

surprise

Le gratuit JE Nord Est a fait un petit article sur les blogs et a mis un mot sur le mien :
Le journal d'un paumé... L'auteur étant visiblement légèrement dépressif, le blog est forcement légèrement déprimant. Mais il y a dans l'écriture un recul, une autodérision sans concession, comme une aptitude à chroniquer le dérisoire. On suit avec plaisir les pérégrinations de l'auteur: ai-je pris trop de lexomil cette semaine ? Un gay peut-il devenir homophobe en regardant un épisode de la starac ?
Les élèves d'une école d informatique peuvent-ils être aussi sexy que Neo dans Matrix ?

Je suis assez surpris d'apparaître dans ce gratuit, mais ça fait plaisir.

L'article parle aussi les blogs de Phil, Matoo, Paca et Luke (qui a arrêté son blog pour un autre fictif).

Merci à B. pour m'avoir scanné, envoyé l'article et à la personne qui l'a rédigé.

dimanche 08 février 2004

phrases du week-end

Paumé à X. : C'est beau l'amour... heureusement que ça passe.
X. : Connard

stress

Je tremble, je marche dans l'appart sans but, essayant vainement de me calmer. déjà un quart de lexo mais sans effet pour le moment. Comment ai-je pu etre aussi stupide?

vendredi 06 février 2004

Je ne sais pas si c'est pour la bonne cause mais cette reprise du thème de Matrix est excellente. [src]

pensée du jour

S. est un gros naze.

Il ne fait pas bon habiter en province. [src]

jeudi 05 février 2004

bored

Pas le temps de bloguer ces derniers jours.
Crise de stress et dépense d'énergie inutile au taff dans l'hypothétique espoir d'enfin se débarrasser du boulet que l'on traîne depuis maintenant plus de 3 ans. Ils agissent comme si tout était limpide alors qu'ils ne voient pas le mur qu'ils vont se prendre... demain soir. Ou samedi. parce que, dans ce dernier coup de bourre, ils nous font même venir le samedi, joie et bonheur. Je nage autour d'eux, alternant café, discussion avec collègues ou envoi de SMS. Je m'ennuis.
Je me défoule donc le soir. Je sors donc frénétiquement tous les soirs au ciné ou dans divers salons de séroconversion. Mon ex en a marre lui aussi de cette vie de fou : nous avons décidé de faire un break ce week-end. Nous n'irons pas loin car nous taffons samedi. Le choix s'est donc porté sur Disney : une soirée au Disney Village, une nuit dans l'hôtel 4* et une journée dans les parcs. Pour se changer les idées, se reposer et... c'est tout.
A part ça, Y. m’a inondé de message. Son profil est du type Envoie moi chier et je reviens ventre à terre. Je me régale et il m’excite. X. l’appelle maintenant face de rat.
En attendant, ma mère vient d'arriver chez moi, pour deux jours, et j'espère qu'elle a commencé à faire le ménage.

crise de larmes...

au ciné ce soir. Nous sommes allés voir (mon ex et moi, évidement) Les 11 commandements. Trop drole, mais vraiment trop drole. Rien à voir avec RRRrrr!!!. La salle entière rigolait aux éclats, personne n'est parti en plein milieu, c'est vraiment un film à voir pour se détendre et se marrer un bon coup. Passage très rapide au Dépôt ensuite, je croise Y. qui semble d'un coup particulierement mal à l'aise de me voir.
De retour à la maison par le dernier métro, rafistolage du blog et dodo. Content.

mercredi 04 février 2004

life is hard

Journée sympathique au boulot, sans doute aidé par le fait que j'ai eu un repas annuel entre 12h et 15h30. Enfermé avec 10 femelles parlant de leur enfant, de leur achat immobilier, des dernières nouveautés de leur mome (qui est bien en avance sur leur temps)... un bonheur. J'y reviendrai peut-être, passons.
Le fait d'avoir niké avec Y. ce week-end m'a réveillé une énorme envie de baiser. Je lui échange quelques SMS, il me répond qu'il ne sait pas s'il est libre. Je le fais attendre un moment, et je réponds un SMS désagréable en l'envoyant chier. Je reçois un SMS d'excuses et d'explications immédiatement après la réception du mon message. Je rentre du taff, avale un morceau en discutant avec mon ex petit frère et me dirige sur l'Univers Gym pour me vider les couilles.
Le sauna est complètement vide et ne se remplit que tout doucement. Une fois éliminé les vieux, les folles, les princesses... il ne reste plus personne. Je me rends compte qu'en fait les saunas ne me plaisent plus. Je n'arrive pas à faire abstraction des défauts physiques des mecs que je regarde, les regarde sans aucun désir car ils sont déjà dénudés. Au bout d'une heure, je me laisse pépom par un mec et je me barre, direction tuileries.
Je n'y avais pas mis les pieds depuis l'été dernier. Et je me suis retrouvé con face à une grille. Je décroche mon téléphone et j'appelle mon pote expert de la drague aux tuileries. J'arrive dans 5mn. Il me fait découvrir un endroit insoupçonné, avec ses endroits et ses règles.
Ici c'est le coin sombre, tu viens ici pour être tranquille une fois que tu as pécho.
Ici, c'est un endroit de passage, si tu es avec quelqu'un et qu'il y a des gens autour, tu ne peux pas les envoyer chier.
Bon, maintenant on va visiter le côté éclairé.
Je ne peux pas m'empêcher de faire l'andouille, les gens sont trop sérieux, trop silencieux.

Je croise un mec : châtain clair, de beaux yeux bleus, age incertain (sans doute env. 30/33ans), vêtements qui le mettent en valeur, cul de salope. Susceptible de me plaire si j'avais pas encore giclé. Je le suis, m'arrête quand il s'arrête mais toujours à bonne distance. Il ne m'aborde mais me mate tout le temps. Je retourne voir mon pote, satisfait que je plaise à ce mec. Je décide de rentrer me coucher, je salue mon pote à haute afin que le mec m'entende. Je pars, me retourne avec un sourire en matant le mec et me dirige vers le métro. Alors que le métro arrive, le mec que j'ai drague arrive sur le quai ! Je m'assois juste derrière lui, passe mon temps à le mater. Lui se retourne à chaque station pour regarder si je descends. Je descends et marche doucement vers la sortie.

Je croise le regard du mec alors que le métro disparaît, il lève la main droite pour me saluer avec un sourire.

lundi 02 février 2004

lundi en vrac

Arrivée au taff, café, bonjour aux chefs, café, ennui mortel, fuir à l'extérieur pour déjeuner, ennui mortel, échange de texto avec Phil suite à son post, réunion inutile en fin d'après midi qui s'éternise, back home trop tard pour récupérer sa sérologie, annulation de la soirée avec Phil, mon ex qui me considère comme son grand frère, échange de textos avec Y. (le mec de vendredi soir).

dimanche 01 février 2004

RRRrrr!!!

Suis quand même sorti hier soir malgré ma fatigue. Petite soirée au ciné avec S. et mon ex. Nous sommes allés voir RRRrrr!!! pour faire plaisir à S. Je ne me laisserai plus convaincre par S. Ce film est nullissime. J'aurais mieux fais d'écouter le Parisien. Je n'ai jamais vu autant de personnes quitter la séance pendant le film.
Nous sommes ensuite allés nous remonter le moral aux diables des Lombards avec mon ex. J'ai essayé de lui expliquer d'arrêter d'aller au Dépôt, qu'il pourrait facilement trouver un petit ami. Mais il a trop peur de se projeter dans une relation, perhaps waiting for the one.
Je suis rentré chez moi, et lui est allé au Dépôt.

marathon

Je ne devais pas sortir mais bon, il n'y a que les imbéciles... mon ex avait envie de se bourrer la gueule, donc on s'est retrouvé au scorp. Départ au bout de 1h30, direction le Twins. X. a insisté pour y faire un tour alors que je lui avais dis que ça n'irait pas. Bref, on est y allé, on a bu notre conso et on reparti 15mn plus tard. Direction Queen. Plein de monde, musique sympa. 20m plus tard direction Dépôt.
Je suis ivre mort, je tiens à peine debout. X. prend des gants pour me demander si ça ne le dérange pas s'il va dans une cabine, je le pousse à l'intérieur et retourne m'asseoir. Coup d'oeil circulaire : un rebeu 1m80 musclé et un mec plus petit en débardeur s'intéressent à moi. Un actif et un passif. Je suis d'humeur à faire couincer, je me retrouve dans la cabine avec la passive. 22ans, très chaud, soumise. Il se retrouve rapidement à me pomper et à se faire baiser. Le plan bascule au moment où il se met à lécher mes pompes. Je rentre dans le jeu. Il lèche mes pieds en poussant de petits cris, me pompe en me regardant avec un regard de chienne... je le fesse, l'insulte et m'amuse à le faire gueuler en lui limant le cul. On décide de boire un verre après qu'il ait joui, une petite pause avant de recommencer. Pour me permettre de désaouler un peu.
Mais je suis bien chaud. Je le ramene chez moi. Et c'est reparti, de 6h à midi avec peut-être deux heures de sommeil en tout. Je joue de plus de plus ; je l'écoute gémir tandis que je lui fous des coups de petits pieds dans la gueule. Ca m'excite. Je lui crache dessus, il est aux anges. Il ne veut plus que je le prenne, il a trop mal. Il jouit une sixième et dernière fois suite à un dernier coup de pied.
Entre deux baises, câlins et dodo dans les bras l'un de l'autre. Je ne sais pas si je vais le revoir, mais je me suis bien amusé.