Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

lundi 31 mai 2004

vive Delarue

« Son petit ami Jérôme hésite lui aussi entre le milieu de la nuit et son métier de toiletteur pour chien. »
Hum.

PS. Pourquoi je n'ai pas pensé à faire mon coming out comme la drag queen « Cristal ». J'aurais invité mes parents à l'amazonial, trouvé une excuse pour les laisser un moment et je serai apparu sur scène en drag. Et maintenant, je ne bosserai pas. Je serai riche.
Merde.

repos

3 jours de liberté... Mon père est parti hier midi, ma mère arrive mercredi midi pour quelques jours. Je n'ai passé réellement que 12 heures avec lui mais c'est déjà une éternité quand on a rien à se dire. J'ai dormi plus de la moitié du temps, nous avons passé samedi soir à mater les deux premiers opus de Matrix et le dimanche matin le troisième fraîchement acheté la veille par mes soins. Une heure après la fin du DVD, il partait pour chopper son train. Je ne sais pas comment cela va se passer avec ma mère, en général il y a un peu plus de dialogue.
Pourtant je ne vais certainement pas profiter de ces quelques jours, ni même de la totalité de mes deux semaines d'arrêt maladie, j'en ai bien peur. Je le voyais au départ comme des vacances mais ça n'est absolument pas le cas. Tout d'abord, les soins post-opératoires sont très contraignants et prennent un temps fou. Ensuite, j'ai un contrecoup de l'opération; je dors beaucoup, j'ai souvent des effets indésirables comme des maux de têtes ou des envies de vomir. Et enfin, ma situation ne s'est pas arrangée depuis l'arrêt de mon abonnement de sport. En un mois, j'ai perdu 3 kilos tout en gavant de conneries. L'hôpital m'en a fait encore perdre un. Conclusion, je pèse guère plus de 55 kilos - 4 kilos de moins par rapport aux photos pour le calendrier -, si je me mange pas dès que j'ai faim je fais immédiatement une crise d'hypoglycémie, je me réveille aux aurores (7h ce matin) par des crampes d'estomac, la merde.
Par contre, une fois remis, je me réabonne, je m'y remets à fond avec compléments hyperprotéinés.
Faut quand même assurer en août sur les plages.

dimanche 30 mai 2004

révision.

Mais où étais-je passé pendant 3 jours ? Ben, Paumé a fait sa révision des 1000 queues. Et oui, au bout de quelques années de vie homosexuelle - dont les premières pendant lesquelles j'étais uniquement passif -, il fallait me faire un lifting de mon trou du cul. L'équipe de l'Hôpital des Diaconesses a été très avenante. La suppression de mon trou du cul secondaire m'a permis de le changer! Exit les traces des condylomes, de la fistule. Une fois les 6 semaines de cicatrisation passées, j'aurai retrouvé le cul de mes 20 ans. A moi mon petit cul tout joli et tout bien resserré. Les actifs adorent les petits culs bien serré, j'ai déjà hâte d'en jouer.
Mais ce n'est pas tout. L'équipe a également été très pédagogue. J'ai littéralement suivi une formation que l'on pourrait nommer« Devenir une bonne chienne en 3 jours ». Et clairement j'avais des choses à apprendre là dessus. Le premier jour, on a commencé à m'apprendre à me raser les fesses / cul / couilles. Ensuite, une infirmière m'a donné une sorte de petite bouteille avec un tube souple 3 cm au dessus. Elle l'a ouvert et m'a mimé comment je devais faire mon lavement. Le deuxième jour, lifting du trou du cul. Je n'ai pas grande chose à raconter, entre calmants et anesthésisque, j'étais complètement dans les vappes. J'ai finalement appris à correctement me doigter - avec un doigtier, s'il vous plait -.

Maintenant, la chienne m'habite.

samedi 29 mai 2004

info du jour

Paumé is back from hell.

Reste à se débarrasser du père.

mercredi 26 mai 2004

sale plan sale cul sale

Je ne sais pas pourquoi mais je commence à accumuler du retard dans mes posts. Enfin, bref, dans une heure je serai à l'hôpital, plus de blog pour quelques jours, autant le terminer ce blog comme il a commencé, avec mes plans de la loose.
Mercredi dernier, je suis sorti dans quelques endroits glauques de la capitale. Faut comprendre, je m'étais physiologiquement préparé à sortir, à draguer quelqu'un toute la soirée et à lui briser le cul la nuit. Il me restait deux alternatives ; me morfondre chez moi ou aller me défouler sur les autres. La soirée a commencé par les tuileries où il n'y avait personne. J'ai tourné, tourné mais les mecs étaient tellement vieux et moches que ça ne pouvait pas être possible. J'abandonne au bout de presque deux heures, je rencontre un pote et on va boire un verre dans le marais. Et vers 1h30, nous étions au dépôt. Il y a du monde ; assez peu de mecs mignons mais nettement plus qu'aux tuileries. Deux whisky plus tard, je dégouline d'hormones. Le moindre mec potable me fait bander. J'en sélectionne un, habillé avec un goût douteux, avec un air ridiculement méchant. C'était tellement pathétique que ça en était touchant. Nous rentrons dans une cabine, il me déboutonne immédiatement mon jean et commence à me pomper. Il me suce longtemps en me tripotant les fesses. « Cool, je vais me faire baiser, il faut que j'en profite avant la semaine prochaine. » Il continue en me sucer, je ne sais pas quoi faire de mes mains, je commence à lui tâter ses fesses. La chanson Dragostea din tei d'O-Zone commence au moment où je me rends compte qu'il a les fesses toutes molles. «Alo, salute, sunt eu, un haiduc»... beurk. Je mets un peu de gel sur mes doigts, je rentre un doigt... et je rencontre une résistance presque immédiate. Le garçon est déjà rempli presque à ras bord... de merde.
Un instant d'hésitation pendant lequel je me demande quoi faire, je décide de continuer. Il se relève, m'embrasse en continuant à me doigter. Je le retourne, enfile une capote et le pénètre d'un coup. Je ne touche déjà pas les bords... La seule chose que je sens vraiment est la merde. Je le lime pendant 2/3 minutes, Il gémit, je me retire, la capote est intacte, je l'enlève. Je ne veux pas que ça finisse comme la fois dernière. Il se retourne, recommence à me tâter le cul mais il s'arrête dès que je sors la seconde capote. Je le baise cette fois plus longtemps, je prie pour que la capote ne casse pas. Desireless commence le refrain de Voyage, voyage, je jouis, il gémit et jouit. Je me rhabille, il me dit merci, je souris et me barre. Je quitte 10mn plus tard, je croise le mec en train de rentrer aux chiottes.
Connard.

Mon père vient d'arriver, je viens déjà de l'engueler pour une histoire de portable.
Au secours.

mardi 25 mai 2004

attendre

Ca y est, on y est. Ce soir, je suis enfin au milieu du sempiternel cycle de vie. Si je veux descendre plus bas, il va falloir creuser. Mon hospitalisation est prévue demain, je vais devoir retourner chez mon ophtalmo car mon éraflure ne passe pas et j'ai encore cette maudite épée de Damoclès au dessus de la tête.
On ne peut pas dire que je déprime pourtant ; c'est d'ailleurs étonnant. Je crois que je génère moi-même ces merdes pour me sentir mieux ensuite. Ca paraît être une idée surprenante avant qu'on sache que j'ai rencontré deux de mes petits amis moins d'une semaine après l'arrêt de deux de mes trithérapies. Quand les effets secondaires s'estompent, je me sens revivre et je me surprends à aimer et à admirer ce qui m'entoure. Mêmes sentiments lors des résultats de ma sérologie ; je sors du laboratoire, mon coeur s'emballe, j'ouvre la fameuse enveloppe et je redécouvre ma séronégativité. Je me surprends à sourire, à me sentir bien, à être heureux.
Espérons que cela dure. Le mois de mai aura été un mois de stress, d'angoisses et d'attente. Juin devrait marquer une remontée du cycle vers une grande forme et un moral élevé. 3/4 jours d'hospitalisation, récupérer une vision parfaite de mon oeil gauche, un résultat de test hiv, 2 voire 3 semaines d'arrêt de travail et ça repart. Cette page devrait être tournée pour mi juin. Je pourrai fêter cela comme il se doit à la tata pride.
Mais je suis pour le moment sur une chaise, corde autour du cou et j'attends la sentence. Je stresse, j'ai peur donc je vis.

lundi 24 mai 2004

phrase du soir

Entendu à l'instant sur France 2 dans l'émission sur le débat du mariage homosexuel.
« Je ne suis pas homophobe, j'ai même des amis homosexuels. »

J'adore.
 
40% pour le mariage homosexuel
64% pour le mariage chez les moins de 30 ans (si j'ai bien entendu)

Encore une ou deux bonnes canicules... Et on sera bon.

dimanche 23 mai 2004

pensée du soir

« Sommes nous les jouets du destin
Souviens toi des moments divins
Planants, éclatés au matin
Et maintenant nous sommes tout seul
Perdus les rêves de s'aimer
Le temps où on avait rien fait
Il nous reste toute une vie pour pleurer
Et maintenant nous sommes tout seul »

pédé attitude

J'y ai cru. Je veux dire, je me doutais qu'il se foutait de ma gueule mais après l'avoir eu au téléphone lundi, j'y croyais. Le rendez-vous fixé au mercredi pour un dîner. Ca se tenait ; nous nous étions rencontrés alors que j'étais défoncé. Il voulait prendre son temps. Mercredi, je l'appelle comme prévu... Je tombe sur son répondeur.
A l'heure fixée du rendez-vous, un SMS arrive. « Je suis encore chez un copain pour peindre. Je n'aurais pas fini avant 9h-9h30. On remet notre dîner à plus tard ? Je t'appelle demain. Bises »

C'est définitif, il s'est complément foutu de ma gueule. J'ai la haine devant si peu de respect envers les autres. Ce n'est pas une question de jouer, manipulation ou de jeu de séduction. Il ne s'agit que de bétise. Ces fiottes même pas capable d'envoyer chier directement. Mais je m'assoie sur tout ce que je pense, toujours avec cette idée « Et si c'était vrai ? Ce serait dommage de tout gâcher ». Mais je n'ai évidement plus eu de nouvelle.

Depuis, j'enrage sur les pédés. Sans distinction. La descente et le manque de sommeil n'aident certainement pas à me calmer mais j'en ai rien à foutre.

vendredi 21 mai 2004

colère

J'enrage dès que je pense à une tarlouze. Ecoeurement, rage et mépris. Il est évidement que tout ceci n'est que stéréotype, qu'elles ne sont pas toutes comme ça. Mais ça ne passe pas. Les raisons sont évidentes, j'y reviendrai quand j'aurai envie de bloguer, peut-etre dans le week-end.
En attendant, dès que j'en croise dans le métro ou en boite, je serre les dents. J'aurais presque envie de leur taper dessus. Leur mode de vie, leur mentalité, leur petites histoires de connes, etc...
Je vous emmerde, tous.

moment de solitude

Qu'est ce que j'ai pu me sentir con quand j'ai voulu ranger le tee shirt fraichement acheté. Suis un moment pendant lequel j'ai paniqué et frénétiquement recherché la facture du magasin. Coup de bol, je n'ai retrouvé ! Je suis bon pour y retourner.. à suivre.

jeudi 20 mai 2004

Pourquoi on est pédé

Au moins certains d'entre nous. Tout ceci est une conspiration organisée par les médias, je vous le dis !
Quel gamin n'a pas voulu ressembler à musclor ? Quelle icône gay ! Prenez ce héros peroxydé et bodybuildé. Ajoutez qu'il se cache pour se vêtir avec de vêtements douteux, slip et bottes à fourrure. Sans parler de ses quelques séances d'UV au passage.

Vous doutez ? Et pourtant..

Il lui ressemble, non ?

Leçon 1

moi: je parle pas aux pédés comme toi.
lui: je suis pédé moi ?
lui: ah merde je savais pas
(...)
lui: cette apres je vais ds un centre de reintroduction des loutres et des cigognes.

Leçon n°1, les pédés ne se rendent pas compte qu'ils en sont.

mercredi 19 mai 2004

pensée du soir

Les pédés me dégoutent, qu'ils crèvent tous.

mardi 18 mai 2004

sans intérêt

Dimanche pénible. La descente se fait déjà pleinement ressentir. Je suis triste, me sens seul. Envie de pleurer. La dernière fois où j'étais dans un état proche de celui-ci, il faut remonter en août dernier. Je n'ai pas simplement envie de voir des gens mais d'avoir un contact physique avec eux. Je passe en revue ma liste MSN et sélectionne Dan. Après toutes mes annulations, il sera peut-être content. Le programme est simple : soleil et ciné.
Nous nous retrouvons au parc Bercy et allons larver au soleil. Je profite de la première occasion pour établir un contact physique. Nous passons une heure, allongé dans l'herbe, ma tête posée sur son ventre. Je suis fatigué, je parle peu, laisse Dan mater partout, profite de ce ventre, regarde le ciel. Il me parle un peu du caractère très rebeu d'arezki, de celui d'oli. Deux amis à lui - Jandb et un autre - nous rejoignent pour la séance de Van Helsing. Le choix du film est parfait ; aucune intervention du cerveau n'est nécessaire, n'importe quel bovin peut le regarder sans se poser la moindre question.
A la sortie du ciné, j'ai faim, eux aussi, décide de les suivre. Je sais que c'est une mauvaise idée, mais je me force. Soyons un peu sociable. Echec. Leurs discussions ne m'intéressent pas, je fais comme d'habitude et m'enfonce dans un autisme le plus profond. Les regarde parler de la relation Oli / Jandb avec quelques guests comme garfield et sethio, de la queue de neimad, de l'influence néfaste des lecteurs dans l'écriture des posts d'un blogueur. Le repas se passe, j'attends qu'il se termine, perdu dans mes pensées et profite la sortie du resto pour rentrer me coucher.
Je ne suis définitivement pas un animal social.

PS. Suite au commentaire de neimad, je m'excuse pour l'imprécision de ma phrase. En fait, Neimad a pris la main de Dan et s'est massé sa bite avec. Dan, a ainsi pu en parler la bave aux lèvres.

lundi 17 mai 2004

Blog v3

Ca faisait un moment que j'avais envie de changer de layout. Vendredi soir, j'ai commencé à y refléchir. J'ai passé une bonne heure à chercher une image qui me convenait (je savais déjà la représentation que je voulais y mettre). Je l'ai envoyé à garoo en lui demandant ce qu'il en pensait et... je ne sais pas ce qu'il s'est passé. 5mn plus tard, il m'envoyait une première image, 30mn une autre et le lendemain j'avais tout sur mon mail. J'ai passé une partie du week-end à traduire tout ça en MT et voilà le résultat!

hey

Je suis en descente mais...
Je suis content, je suis content, je suis content, you know what ? I'm Happy, happy, happy, happy.
Et j'ai la gaule aussi.

dimanche 16 mai 2004

Dr Taz

Comme à chaque fois, l'esprit se libère. Je disparais, je n'existe plus, je ne subis plus les ondes sonores, ma conscience est liée à elles. Il n'y a plus de barrière psychologique. Je passe d'un sujet à l'autre, je les prends tous d'un bloc et arrive à les voir dans leur globalité. Je réalise comment certains événements de mon enfance à des conséquences aujourd'hui et immédiatement je vois le post que je pourrais faire ici. Je me dis qu'il faudra que je taz pour faire des posts, ce seront forcement les meilleurs. Mais le taz est trop fort. Vertiges, nausées, désorientation. Je suis obligé de passer un long moment assis. Passage difficile de la soirée atténuée par la discussion avec Phil.
Je branche un mec mignon, puis passe le reste de la soirée avec lui. Il est froid, ne fait jamais le premier pas. Alors que je pensais que l'affaire était dans le sac, il me dit à la fin qu'il est naze, qu'il doit faire pleins de choses demain et qu'il préfère qu'on ne dorme pas ensemble. Je le laisse descendre à la station Château d'eau non sans l'avoir embrassé et qu'il m'est donné son numéro. Déception exacerbée par la descente. Je rentre, tente de dormir sans réel succès.
Je me lève, m'assoie devant ce pc pour écrire et rien. Je ne me souviens de rien. Toutes les associations d'idées et recoupements que j'avais fais sont hors de portée. Je les sens, à peine perceptible, à l'orée de ma conscience.

jeudi 13 mai 2004

bien baisé

On n'apprend pas à un vieux singe à faire la grimace... C'est ce qui me vient à l'esprit ce soir. Sans doute par rapport aux commentaires particulièrement intéressants laissés sur ce post. Mais surtout par les deux coups de téléphones que je viens d'avoir à une heure d'intervalle. Ben cette expression ne vaut rien. D'la merde. Trop replié sur moi même et sur mes soucis, je ne les ai pas venu venir. Je préviens ce genre de choses d'habitude. Ils se sont vus et ont réussi à trouver un arrangement. Ils ont achetés les billets et m'ont appelés seulement ensuite.
Deux coups de fil, deux derniers coups de reins et paf, gavé jusqu'à ras-bord. Le premier, mon père m'annonce qu'il vient et restera à Paris pendant toute la durée de mon hospitalisation. Le second, ma mère prend le relais pour toute la semaine qui suit.
Je me vengerai.

mercredi 12 mai 2004

et c'est reparti !

Je pète la forme et le moral est au beau fixe. Je ne sais pas pourquoi, au vu des merdes que je me suis chopé dans l'oeil depuis quelques temps. Je suis encore arrivé à midi au taff aujourd'hui. La raison du jour était le rendez-vous chez l'anesthésiste. J'y étais à 9h30 et j'en suis sorti à 11h!
Comme les poupées russes cet hôpital ; j'ai attendu dans 3 salles d'attente différentes. La première pour payer la consultation, la seconde pour la consultation itself et la troisième pour réserver la chambre! Je repère un black mignon habillé bien cool. Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. C'est réciproque. Je commence à me dire qu'une chambre à deux avec lui pourrait être bien sympa. Un instant plus tard la sentence tombe : il accompagne son père.
L'anesthésiste m'annonce que malgré mon allergie à la morphine, l'anesthésie locale suffit ; une injection dans la moelle épinière...beuark. Je m'imagine déjà, conscient et à plat ventre, en train de me faire charcuter mon trou du cul auxiliaire.
Le reste de la journée se passe normalement, coup de speed au taff et je m'incruste à dîner chez S. Je croise rapidement son Clone, nous passons la soirée à regarder Mireille Dumas et à raconter des conneries avec une pizza. Je rentre doucement, profitant du temps qu'il fait. Cette émission a fait resurgir des idées que j'avais enfouies, je sais pourquoi je regarde d'habitude les colocs. Mais je suis de très bonne humeur et ça continuera. Je l'espère.

mardi 11 mai 2004

fan

Hier journée pénible bien que courte. L'ophtalmo a confirmé ce que je craignais : éraflure de la cornée. Je vais devoir me promener mes collyres pendant une semaine, puisqu'il faut que j'en mette 10 fois par jour. La douleur s'est calmée presque immédiatement mais ma vision s'est nettement dégradé. Hier soir, je voyais trouble à 5m, aujourd'hui ça recommence depuis une heure. Avec comme corollaire une migraine insoutenable.
Par contre, la journée s'est bien terminée. J'ai rencontré un lecteur. En fait, nous nous étions déjà rencontré le dimanche après ma connerie mais mes pensées étaient alors ailleurs et j'avais donc oublié d'en parler ici. Nous avions passé une après-midi agréable à remonter les champs, à mater les caissiers du Virgin et à voir Taking lives au ciné.
Hier soir fut parfait. Il m'a invité à dîner en tête-à-tête dans un resto près de Ledru Rollin. Nous avons discuté de tout et de rien, un peu de blog, un peu de boulot, un peu de son envie d'habiter un jour avec quelqu'un. La soirée s'est terminé dans un bar au décor superbe, cocktail à la main, où il m'a dit en regardant droit les yeux « Ton rêve a été exaucé grâce à moi. ». Je me suis contenté de sourire en baissant les yeux.
Il n'a pas de blog, aussi je ne connaîtrais pas son ressenti de la soirée… Peut-être pourrai-je le lire sur celui de son petit ami ?

PS. Bon ben je saurais rien, puisqu'il l'a supprimé récemment. Pour les curieux, Google is your friend.

PS. Suis-je bête! J'ai oublié de dire que je sais que son petit ami lit mon blog et qu'il n'était pas au courant de notre petite soirée.

lundi 10 mai 2004

esprit, es tu là ?

Le week-end avait bien commencé. Journée familiale exceptionnelle samedi. Mon frère, sa femme et ses enfants étaient chez Mickey depuis jeudi. J'ai passé samedi avec eux. Quelle plaisir de passer une journée a poireauter sous la pluie pour se faire secouer dans tous les sens. J'ai quand même essayé toutes les chiottes de Disney... en vain. Ca n'a pas l'air de bien draguer. Dommage. Ca m'a au moins permis de me changer les idées et de m'épuiser. Rentré vers 20h, au lit vers 22h30.
La journée de dimanche a été longue. Réveillé tôt, plus d'abonnement de sport, aucune motivation. Je me traîne vers l'arabe du coin, récupère nutella et confiture de fraises et prépare des crêpes en guise d'unique repas. Phil me phone pour aller au GTD du Cabaret, je me laisse faire et accepte. J'y pense deux heures, assis sur un canapé, dos à une glace. Je mate, les regarde remettre leur tenue en place en face de moi, justifie ma présence par quelques mouvements de jambes de tête en rythme avec cette musique de merde. F. tombe sur moi, me présente à son mec (jeune, mignon, boutonneux), nous nous promettons de nous revoir pour aller au ciné, je le laisse.
Je décide de partir vers 22h30 et me dirige vers les tuileries par curiosité. Je passe une 15mn à me faire courir après. En traversant un passage, je me prends une branche dans l'oeil. La douleur est vive, je n'arrive plus ouvrir l'oeil, je rentre chez moi en vitesse. Je n'ai rien pour nettoyer, je tente de le laver à l'eau du robinet. La douleur, bien que moins vive, persiste. Je me couche, m'endors. Réveil en sursaut deux heures plus tard alors que je venais de toucher mon oeil. La douleur a augmenté. Je me mets sous la douche, écarte la paupière supérieure et y va franco. Sans succès. J'ai passé ma nuit à me réveiller en sursaut toutes les 90/120mn.
Je me lève à 8H30, file à jeun pour mes analyses médicales préopératoires. Je prends rendez-vous chez l'ophtalmo pour 12h15. Moralité, pas de taff ce matin, ils vont commencer à se poser des questions. Ah, aussi, aujourd'hui J10, j'ai de la fièvre.
Qui a fait une poupée vaudou avec mes poils de couilles ?

samedi 08 mai 2004

contact

Ma nouvelle adresse email est maintenant paume@paume.net

first week

Une semaine passée sans événement particulier. Je me plonge dans mon travail pour oublier le week-end dernier et, une fois la porte passée, j'y repense. Je ne rappelle ni ne décroche à mon téléphone. A quelques exceptions près. Chaque personne me demande des nouvelles de mon ex ou de mon stress et ça me gonfle. Je n'ai donc rien fait de la semaine. A part mardi soir où j'ai revu le mec. Soirée minable. Il m'avait chauffé à blanc, je m'attendais donc à une super baise.

Quelle déception! On se retrouve à l'endroit convenu, il est en avance. Mais en pleine crise allergique depuis ce matin. Il me fait clairement comprendre qu'il n'est venu que parce qu'il avait déjà annulé dimanche. Quelle gentillesse, je me dis qu'il tient à moi. Nous arrivons chez moi, nous nous asseyons sur le canapé. J'essaie de discuter mais j'ai un peu de mal. Je le teste sur son age, sur sa sérologie. Nous avons clairement un problème de cadre de référence ; nous sommes à milles lieues l'un de l'autre. Sans aucun rapprochement possible. A part le sexe.

Je décide de lui sauter dessus rapidement. Il me pompe, nous nous déshabillons, on se met sur le lit, il me pompe, se met sur le ventre, je m'occupe de son cul avec ma langue et ensuite avec ma queue. Mais il n'est pas motivé, nous arrêtons 40mn plus tard. « Putain ça se voit que tu t'es tapé des filles, tu m'as léché le cul comme une chatte. On me l'avait aussi bien fais. » On se rhabille, il me raconte comme il a pompé son meilleur pote hétéro, nous dînons au mac do, je le reteste sur son age, sur sa sérologie. Il me dit au revoir avec un On se téléphone qui ressemblait à un Adieu.
Je suis vener, j'ai pas joui, je rentre, me mets sur tous les chats tapette que je connais mais finis par me branler.

Déçu, Frustré, Enervé. Maybe a Fuck buddy ? Je lui passe un coup de fil jeudi, je tombe sur son répondeur et lui laisse un message. Pas de news depuis. Il tient à moi je pensais?

vendredi 07 mai 2004

birthday

Aujourd'hui c'est le premier anniversaire du blog. Enfin, de sa mise en ligne.
Joyeux anniversaire, mes voeux les plus sincères, blah, blah, blah...

jeudi 06 mai 2004

fin du week-end.

La journée de samedi fut longue et difficile. Couché à 7h, réveillé à 10h. J'ai passé la journée à prendre l'avis de certaines personnes pour savoir si je devais aller faire un traitement préventif. Mais je n'avais ni le courage ni l'envie, avec l'opération et tout le bordel. Je tente de dormir un peu dans l'après-midi, en vain. Impossible de dormir. Je décide de ne pas aller aux urgences, étant donné que je dois revoir le mec le lendemain, je lui en reparlerai.
Je ne sors pas de la journée, regarde le beau temps dehors, alternant canapé et couette. Je m'accroche à mon samedi soir à la G-A-Y comme à une échappatoire à tous mes soucis. Mais à minuit, je me rends compte que c'est inutile, terrassé par mon stress, la fatigue et ma pseudo gastro psychosomatique. J'avale un quart de lexo, envoie un SMS à Dan et m'effondre.
Réveil 13h plus tard en pleine forme et de bonne humeur. Je passe un coup de fil au mec deux heures après l'heure à laquelle il devait m'appeler. Je le réveille, il est tard, trop pour venir sur paris. Nous reportons notre rendez-vous à mardi.

Bref, les 48 heures sont passées. Le 6ème jour s'achève.
Encore une trentaine.

mercredi 05 mai 2004

Note pour moi-même

Souviens toi bien de ce vendredi, des raisons pour lesquelles tu l'as limé sans capote.
Souviens toi bien de ce samedi et de ce dimanche, à appeler des potes.
Et souviens toi bien de ce jour, des trois discussions que tu viens d'avoir.

Et des décisions prises si tu es seroneg.

vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir

Il est encore tôt, il n'y a que peu de monde. Je garde mon sweat avec moi et je fonce direct prendre mon sky coca. Le dépôt est un endroit insupportable à jeun. Je descends, discute avec le pilier du lieu, avec un des derniers ex d'X. Me salut du bout des lèvres en me lançant un regard haineux. Humpf. Encore un qui n'a pas digéré notre pseudo connivence. Je bois mon verre en matant les mecs au rez-de-chaussée, et commence à tourner alternant sous-sol et mezzanine. Je repère un p'tit mec - moins d'un 1m70, mince, petit cul - alors que je mate un porno à chier.
Je me lève, il me suit et on rentre dans une cabine. Il se jette sur moi, m'embrasse et me demande « Tu revois les gens avec qui tu baises ici ? » Je lui sors mon sourire niais et tout le baratin qui va avec... « Bien sur! Je n'ai pas l'habitude de venir ici.», « Je ne suis vraiment pas à l'aise dans ces cabines », « Il fait trop chaud », blah, blah, blah,... Le plan continue sans intérêt ni saveur, je me laisse faire car j'ai envie de baiser. Il me prend, je ne ressens rien, ni plaisir, rien. Je me branle en pensant à une vidéo de cul que j'avais vu avant de partir, je jouis. Je me rhabille rapidement, il me colle aux skets pour avoir mon numéro, on monte, il dit bonjour à 5 personnes, je lui file, on discute un peu et je m'en débarrasse. « Je vais chercher le pote qui m'a traîné ici et je rentre, a bientôt... »
Je recommence mes tours sans rien chercher de précis. Je me pose sur un banc sur la mezzanine pour mater les gens passer et les allers retours dans la backroom miniature. Un mec - 1m75, racaille survêt blanc, débardeur rouge - arrive et se pose à l'entrée de la backroom. Il patiente un instant et entre dans une cabine vide. Il me branche mais je n'ose pas y entrer, peur de ne pas arriver à bander. On reste comme ça plusieurs minutes, sans bouger. 2h30, j'entre dans la cabine et ferme la porte. Il commence à me tâter et me suce direct. Il sait très bien s'y pendre... à fond, avec douceur et salive. Ma teub est déjà bien raide. Il est assis en me pompant tandis que je commence à le doigter. Il ne dit rien, je continue. Il a un petit cul bien serré. J'y mets de la salive et commence à y insérer un doigt. Il continue à me sucer comme un dieu sans broncher. Une fois le majeur complètement rentré, il se relève et se colle contre moi. Je le retourne, il reste debout mais se baisse et pose ses mains sur la "marche". Je l'enduis de gel, mets une capote et l'enfile. Je le baise pendant de longues minutes tantôt en douceur tantôt brutalement. Hélas, la chaleur et mon premier plan m'empêchent de bander correctement sur une longue période. Il me met à l'aise.
« Je ne suis pas pressé. Une fois que j'ai trouvé un mec qui me plait, je suis pas du genre à l'envoyer chier. »
Sa voix est clairement celle d'une racaille. Je joue un peu avec lui pour m'attirer ses faveurs.
« Je suis venu ce soir parce qu'un pote m'a traîné pour boire un verre chez les pédés, euh, dans le marais. »
Il répond « Ouais tu peux dire chez les pédés. »
Paumé, one point.
Nous discutons un peu, recommençons à baiser, Deuxième capote, bonne pipe, troisième capote. La chaleur devient insupportable, je ne bande plus, on décide d'aller boire un verre au sous-sol. Je pense que c'est à ce moment qu'il commence vraiment à me surprendre. On s'installe dans des escaliers, Il me demande de me mettre entre ses jambes et me prend dans ses bras. On passe un moment à se faire des petits câlins et à faire connaissance. Finalement, on repart à la mezzanine pour baiser. Il est plus de 4h du mat, j'ai envie de jouir. Ce n'est plus la peine de mettre du gel ou de le doigter, on ne touche plus vraiment les bords. Je le pénètre doucement sans capote. Les sensations sont immédiates ; chaleur, excitation. Je le lime pendant quelques minutes avant que la raison ne commence à reprendre le dessus. Je me retire, me branle et je jouis. Pas lui. On se rhabille, on sort et on s'assoit sur le banc de la mezzanine. Il est 5h15. Il pose son bras sur mes épaules et nous restons là en attendant l'heure de son premier RER.
Je le raccompagne à Châtelet, nous nous séparons en nous disant à Dimanche. Je prends la direction de la ligne 1 et au moment où je passe mon ticket dans la machine, la raison a complètement repris le dessus. « Tu as fais un connerie. Dois tu faire une trithérapie? »

mardi 04 mai 2004

ça sert !

Je tiens à remercier le programmeur du vers Sasser qui m'a offert cette journée de congés.

lundi 03 mai 2004

aimez vous les martingales?

Je ne sais pas comment raconter ce week-end. Je ne sais pas quel ton adopter ; léger pour raconter ma rencontre avec L. ou sérieux. Autant donc s'en tenir au faits.
Vendredi soir, première sortie de l'année dans Tapette Land avec Phil. J'ai ainsi pu découvrir deux bars: le Raid et le Cox. Le premier est un bar de tapettes de tous ages avec une douche en plein milieu de la salle! Malheureusement, je n'ai vu personne l'utiliser. Ca mate pas mal, ça dragouille aussi. Bref, un endroit qui m'a bien plu. Par contre, le Cox est nettement différent. Comme l'a dit Phil, la population va parfaitement avec le décor. Phil est égal à lui-même ; son bien-être passant par son taff, nous en avons pas mal discuté. Nous nous sommes laissés vers minuit, peu de temps après qu'il ait acheté un brin de muguet pour son Gé...
Mais hélas, comme souvent quand je suis à proximité, j'ai fini au Dépôt... pour une partie de roulette russe.

dimanche 02 mai 2004

renouveau

C'est la première fois que je bande à donf après avoir lu un SMS.
« Jè tro kifé vendredi avec toi jè ate kom remète sa. té un dieu du sex tu ma bèsé kom jamè on mlavè fè é jespèr ksava continué. tinkiète pa jsui clean jfèpa sankpote kan jconépa bien lega mètoi jve tedoné du plésir é jè confiance entoi jè vrèmen èmé te fer jouir. on remè sa mardi soi enform jpens atoi ciao »

Il s'agit d'un des mecs de vendredi soir rencontré au dépôt.

samedi 01 mai 2004

On n'arrête pas le progrès... Mais peut-être faudrait il y songer? [src] et [src]


Sont cons ces américains.


C'est une belle sale journée
Autant se coucher
C'est une belle sale journée
Qui s'éveille

Record battu... je rentre du dépôt.