Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mardi 31 août 2004

Je m'en suis pris plein la gueule hier. La seule chose que je souhaitais, c'est que l'on passe du temps ensemble. Pas deux heures par semaine, quoi. Mais X. était en forme et a vidé son sac. Il est amoureux mais il n'a pas de temps à me consacrer actuellement, il ne sait pas quand il en aura et.... il n'aime pas mes fréquentations. Ses mots furent d'autant plus durs que ma descente était difficile.

Tous tes amis aiment l'alcool, les drogues et le sexe. Ils ne pensent qu'à ça, leurs vies tournent autour de ça. Ils ont une mauvaise influence sur toi. Je n'arrive pas à te faire confiance.

Tout était dit. J'ai cru que j'allais pleurer, saleté de drogues. Que faire ? Je ne peux ni accepter le fait de sortir avec un fantôme, ni le larguer. Il aurait la même réaction que la dernière fois, typique de l'enfant gâté à qui on a refusé son jouet.
Va falloir que je lui donne envie de me quitter.

lundi 30 août 2004

Je viens de faire mon petit tour mensuel de la blogaysphere et leurs pédéblogeurs. Je trouve que ca commence à sentir un peu le renfermé, le moisi.
Vous ne trouvez pas ?

Je vois X. dans 2h45. Fait chier. Pas envie de le voir. Ca va entre encore un repas dans un restaurant où il évitera soigneusement tous les sujets qui fachent. Diner sans aucun intérêt. Et je ne suis pas en état de faire le forcing pour régler la situation.
Si seulement il pouvait définitivement me larguer, ca serait une vraie libération

et merde

Bon, c'est pas gagné, mais alors vraiment pas. Après une bonne nuit de sommeil, j'aurais été en pleine forme, de bonne humeur et tout. Fini les taz de la semaine dernière, descente passée et on passe à autre chose. Surtout que j'ai plein de choses à faire - notamment arriver à trouver l'agence à paris de go-voyage.com pour choper ce qu'il me faut pour partir - Comme un naze, je leur ai filé le numéro de fax de mon taff, donc s'il m'envoie tout ça la bas, c'est mort pour mercredi. J'étais un peu stressé déjà mais alors je sens la panique s'installer.
Merveilleux.
Et, comble du bonheur, je dîne avec X. demain soir. Notre première rencontre depuis notre « rupture » Les guillemets sont de circonstance, car je serai incapable de dire le type de relation que nous avons. Il va falloir l'air d'être souriant, normal. Mais il n'est pas con le garçon. Panique.

Ben malgré tout cela, je me suis retrouvé ce soir au Cab avec une taz dans la poche. Je ne l'ai pas cherché, je ne voulais pas en prendre. Mais, maintenant, quand j'en ai une dans la poche, je ne peux plus résister, je la gobe.
Il est donc maintenant, 2h15, je suis chez moi, complètement défoncé, le lexo pris y a 10mn n'a pas encore fait effet - le fera-t-il ?- et la télé boucle sur la chaîne MANGAS et ses modes engloutis.

dimanche 29 août 2004

curiosity kills the cat

Je n'aurais pas dû lire la traduction française de la chanson Dragostea Din Tei d'O-Zone.
A ne pas lire si vous avez au moins dansé une fois dessus.

PS Finalement, je préfère la parodie «Le Poulailler» faite par NRJ à l'original.

A Paris pour quelques jours avant de repartir. La semaine à Barcelone ne s'est pas trop mal passée, je crois. J'en parlerai surement. Mais je suis incapable de parler sans chercher mes mots, d'écrire sans me tromper de mot ou de faire des fautes. Sans parler de ma crève carabinée, putain de clim espagnole.

vendredi 20 août 2004

fcuk i'm famous

Passage express dans la capitale aujourd'hui. Rentré de chez mes parents avec 24 heures d'avance par rapport à ce qui était prévu. Mais putain, franchement, je n'aurais pas tenu une journée de plus.
Et, pour la première fois depuis 5 ans, j'ai remis les pieds à la montagne. Je n'avais pas eu le courage d'y retourner depuis ma rupture avec O. - la première personne dont j'ai été amoureux -. Je lui dois ce que je suis maintenant, l'incapacité d'avoir un mec, la découverte des drogues... En résumé, Paumé est né de cette rupture.
Ces 3 jours dans les Alpes de Haute Provence ont été éprouvants. Il ne faisait jamais plus de 18°, le soleil était rare, mon père casse-couilles. Mais le pire n'était pas là. Les 3 nuits ont été marquées par des cauchemars abominables, j'ai revécu toute ma relation avec O., revécu celle avec X. et fais un mélange des deux. Sur le retour, j'ai enfin compris le problème de ma relation tumultueuse avec X., la raison de mon mal être actuel. Objectif atteint.
Aujourd'hui, je suis tombé sur un blogueur sur rezog et nous avons pris un verre dans le marais. Peut-être étais-je de bonne humeur. Sa question la plus drole fût «Ca te fait quoi d'être un blogueur star ?» Ce fût rapide mais sympa. Comme quoi, quelqu'un peut être un peu efféminé et supportable. Je le note.

vendredi 13 août 2004

Existenz is paused

Peu ou pas de post ces prochaines semaines.
L'heure des vacances a sonné, les quatres semaines qui arrivent seront sous le signe du farniente, du soleil, de la plage et de la montagne.

Rendez vous dans quelques semaines... ou peut-être pas.

J'écoute Loeki sous la douche.

Oui, c'est surtout pour lui faire plaisir, car je n'entends rien sous la douche.
Et vous ?

lundi 09 août 2004

Eteindre la lumière, fermer les volets, allumer une bougie, la placer au centre de la pièce, s'asseoir par terre dans un coin, allumer le lecteur DVD, regarder un épisode de Six Feet Under, se demander pourquoi des gamins meurent à 20 ans et moi et moi et moi, souffler la bougie à la fin de l'épisode, s'allonger sur son lit, s'endormir.

lexo is famous

Les gens ne changent pas, moi non plus. Triste ce soir, à cause d'X. bien évidement, pour des raisons dont je n'ai pas envie de parler. Disons ce garçon m'inspire deux choses : je rêve d'une relation simple et saine avec lui et en même temps qu'il se trouve un mec et m'oublie.
Ce soir, déprimé, je tenais une boite complète de lexos dans ma main. C'est la première que j'ai. D'habitude, les potes m'en filent deux ou trois. Je la pose, lance avaler une boite de lexo sur Google. Le résultat me surprend mais m'amuse ; mon blog est 1er et 2ème, ceux de Phil 5ème et 6ème. Je clique sur le 4ème résultat, témoignages de dépendants XTC. Des témoignages de clubbers parisiens - pédés pour la plupart -, de leur déchéance, de leur descente aux enfers. Je lis le rapport en entier, je me retrouve dans certains témoignages.
Je termine ma lecture, mon regard sur la boite de lexos a changé. Pas de lexo ce soir, tant pis pour ma nuit.

dimanche 08 août 2004

stoned


R. ne pensait pas réellement que je veuille reprendre contact après ça ?

Point final

vendredi 06 août 2004

Paumé à Garoo.

- dis c'est quoi un pédéblogueur ?
- C'est un blogueur pédé ?
- et c'est toi qui a inventé le mot ?
- Possiblement oui
- connard
- Pardon
- oui oui
- Mais encore ?
- c'est à cause de gens comme toi que l'homosexualité est réduite à des clichés, tu me fais honte

mercredi 04 août 2004

occasion ratée

Mon téléphone sonne, numéro inconnu. Je décroche d'une voix glaciale : « Oui ? »
- Salut c'est F. Tu fais quoi demain ?
- Euh, rien pourquoi ?
- Je cherche des figurants pour un film avec Frédéric Diefenthal. Pour être dans une boite gay. de 12h à 19h, payé 90€.
- Ah, désolé, je bosse moi demain.
- Dommage, à une prochaine, bye.

Je n'avais jamais de nouvelle de lui depuis cette fois là. Et il raccroche sans même demander comment je vais. J'hallucine. Tout ça pour un salaire de misère.

mardi 03 août 2004

J'en avais parlé en décembre quand j'avais acheté la saison 1. Donc, pour ceux qui ne s'en sont pas encore rendu compte, la saison 2 de Six Feet Under est sorti en DVD.
Je sais, c'est un import de Belgique, le prix est vraiment exagéré mais quand on est fan...

dimanche 01 août 2004

note pour plus tard

Ne plus sortir le samedi soir avec des mecs qui se transforment en citrouilles à 2h et dont la seule phrase intelligible est «Non, Non, je veux rentrer me coucher.»
Bande de nazes.