Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

samedi 30 octobre 2004

encore 8 jours

Spleen ce soir. Y a des soirs comme ça, où ça me tombe dessus sans prévenir. Je me sens seul. Envie d'une présence, contre moi. Je nous imagine lovés, enlacés dans le canapé devant un DVD et surtout l'enlaçant dans mon sommeil, mon genou entre ses cuisses. Pas de sexe, ni d'un flot continu de paroles, juste une présence.
En manque de caresses, de tendresse, de câlins.

Je pourrais sans doute choper un mec pour la nuit sur un réseau quelconque mais ce n'est pas mon kiff. J'ai du en rencontrer 3 ou 4 au total. Et puis mon appart ressemble à un bidonville, le ménage n'a pas été fait depuis plusieurs semaines. Et je ne peux pas aller dormir chez quelqu'un ces jours ci.

Je ne suis pas sorti depuis ce sauna, les seules personnes que j'ai vues sont mes collègues de boulot. Cela n'aide sans doute pas à améliorer mon moral et mon bien-être. Aurais-je envie d'un copain ? Non, je ne crois pas. Certaines personnes sont naturellement faites pour en avoir, d'autres non. Suffit d'apprendre à vivre avec. C'est la clé pour être heureux parait-il. Ca marche pour tout, certains devraient peut être y penser.

Evidemment j'ai passé un petit coup de fil à X. Preuve que je n'ai pas fait le deuil de la relation ou question de facilité, je ne sais pas. Ca sera éternellement space entre nous. Mais peut-être parce que je suis sur le point de gagner une année, le paumé se couchera sans avaler de lexo.

vendredi c'est zizi

Mais pas des bons gros zizis comme on aime.
Je suis débout après minuit pour la première fois de la semaine, j'ai donc zappé sur Pink TV. Eh ben, c'est pas glorieux. Le film est en VO et a du être tourné dans les pays de l'est. Remarque quand ils baisent ils ne disent que AAhhh ou Ooohhhh. Quand il joue au baby foot pendant 15mn, c'est déjà plus lourd.
Mais le plus drôle est qu'ils sont tous mal montés - pour un film de boules -. Une petite bite, ça surprend, mais quand on en arrive à la 4eme ou 5eme, les considérations sont toutes autres.
- mais c'est p'tite bite film.. Quoique, ça a l'air d'aller là, non?
- Bof. Elle a l'air d'être attachée très en avant, donc quand il cache les couilles elle a l'air plus longue


Impossible de bander. Ils sont mignons, certes mais ça ne suffit pas.
Ca promet pour la survie de cette chaîne, à ce rythme... Même la femme qui se fait baiser en lapin rose sur XXL est plus drôle.

vendredi 29 octobre 2004

commentaire

Encore RTT aujourd'hui, comme les autres vendredis d'octobre.
Je commence bien à m'habituer à ne travailler que 4 jours par semaine. Ne pas prendre son vendredi à cause d'une grosse soirée prévue le jeudi ou à cause de rendez-vous, juste comme ça, pour ne rien faire, profiter de la vie. Le pied.
Le programme du jour a été court ; sport, antenne de la préfecture de police pour récupérer mon passeport, sieste et blog.
Ca ne se voit pas de prime abord mais j'ai modifié ce blog. Je suis passé à la dernière version de Movable Type. Et j'en ai chié, l'upgrade n'a pas fonctionné à 100%, il a fallu que je réinstalle from scratch et que je bidouille pour que mes posts ne changent pas de référence. Mais c'est fait. La grosse (et seule) nouveauté réside dans les commentaires.

Maintenant, les commentaires ne s'affichent sur le site qu'après validation de ma part (et toc).

mercredi 27 octobre 2004

no comment

De: Damien
A: Paumé

Sujet : Re: a fé caca-culotte le paumé ?

Toi et ton ami CoproPhil vous pissez déjà aux gailles alors que c'est même pas maquetté ? Pfff, quelles pauvres filles ! Je me demande si vous allez vraiment vous chier dessus quand ça sera imprimé ce week-end (pas plus de quelques milliers d'exemplaires, rassurez-vous). En tous cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'on va bien se marrer.

Pour info, aucun des quatre membres de ce projet ne fait partie d'une quelconque association, groupuscule ou je ne sais quoi. Je m'étonne quand même du fait que vous ne soyez même pas capables de m'identifier (même si je ne suis pas connu). Vous êtes décevants —une fois de plus.

Vos misérables (sur)noms n'apparaissent pas dans Notre Œuvre. Les lecteurs trouveront bien d'où ça vient. Je vous amène enfin, et sur un plateau, la célébrité que vous attendiez, et bien au-delà des limites de la putain de "pédéblogosphère". Ne me remerciez pas, mes petits dindons.

Ce soir, Prozac pour tout le monde !

Damien, l'ayatollah grozizi

mardi 26 octobre 2004

et une pitite blague

C'est une fille qui part au Maroc, et trouve sur le souk une superbe djellaba décorée de multiples petites plaques de laiton finement ouvragées. Elle l'achète, mais le vendeur lui répète trois ou quatre fois que c'est une djellaba spéciale : elle doit absolument se porter avec en dessous un tee-shirt de chez KOOKAÏ, c'est la tradition...
Elle trouve ça un peut gonflé et pense que c'est une méthode commerciale pour pouvoir vendre un tee-shirt en plus de la djellaba.
De retour à la maison, elle se dépêche d'essayer sa djellaba, mais comme il fait une chaleur pas possible, elle décide de la porter à même la peau malgré les avertissements du vendeur.
Et là, c'est l'horreur, à la fin de la journée, elle a mal partout : les magnifiques plaques de laiton disposées sur toute la djellaba lui ont fait de petites coupures sur tout le corps.

Moralité : Sans KOOKAÏ, sans KOOKAÏ, Djellaba taille, Djellaba taille...

lundi 25 octobre 2004

dommage

Voilà, il est 21:06 et je viens de zapper sur « Joséphine Ange Gardien ». J'ai tenu exactement 16mn.
Démarrer Pink TV sur une émission en différé, je ne trouve pas ça terrible. Une émission catalogue des présentateurs sur un ton monocorde, c'est soporifique. Même pas un numéro SMS surtaxé où l'on pourrait voter pour virer un présentateur. Il présente simplement l'émission phare de la chaîne, Le Set. Pas un mot sur la chaîne.

Mais pourquoi n'ont ils pas démarré avec la soirée de lancement ? Une grosse émission festive, pour la première. Ca aurait bien très gay, pour le coup.
Je suis déçu, déçu.
Enfin, croisons les doigts, restent les pornos.

jeudi 21 octobre 2004

communauté

Je me pose de plus en plus de question sur le concept de blog. Surtout quand on est pédé.
Le côté communauté commence à être pesant. Je ne suis pas quelqu'un de très sociable mais par contre je suis très individualiste. Même égoïste diront certains. Ce n'est pas une question de ne pas faire effort ou de ne pas vouloir, c'est simplement que je n'arrive pas à fonctionner dans une dynamique de groupe. Et Têtu qui en remet une couche ce mois-ci. On va arriver au stéréotype du blog pédé avec ses us et coutumes et son quota de rencontres pour baiser par mois. Le blog pédé n'est plus un journal intime mais une pièce du Blog de la Communauté Pédé.
De plus, les blogueurs - homos ou hétéros - passent naturellement du temps à lire, commenter leur blogs favoris et à en chercher de nouveaux. Encore et toujours.

Putain je suis l'opposé complet du blogueur. Je ne me sens vraiment pas à ma place. Je me pose certainement des questions connes pour rien. Mais ça pue, voilà ce que je pense.

mardi 19 octobre 2004

J'entame sans conviction ma 401ème minute de présence au boulot.
Pas envie de bosser. Je surfe continuellement sur les mêmes sites et ils ne sont pas mis à jour. J'appuie frénétiquement sur F9 pour avoir si j'ai un nouveau message qui me motiverait quelques minutes. Rien. Alors je me lève, je vais boire un café, seul. Je regarde les gamins sortir de leur lycée technique l'air ravi, le regard encore innocent et heureux.
Pas envie de rentrer chez moi. Je n'ai rien à y faire. Je vais rentrer, allumer mon pc et brancher la télé sur Série Club. Et attendre. Attendre que quelque chose se passe, casse ce diabolique enchainement. Je n'aime plus cet appartement. C'est aussi propre qu'un bidonville, aussi accueillant qu'un cabinet dentaire.
Pas envie de contact. Je ne donne plus signe de vie aux gens. Je réponds aux cybergens qui me contactent avec mon tact habituel. Ils deviennent ainsi muet au bout de 2 ou 3 phrases. Et je reste là, sans rien faire, à attendre. Seul endroit où je me sente bien, mon lit. Tous les soirs, vers 21h30, je commence à m'endormir. Tous les soirs à 22h, je dors.
A 8h30 demain le réveil sonnera. Et ce sera la même merde.

lundi 18 octobre 2004

Parce qu'il a repris son blog depuis quelques jours et qu'il a l'air de s'y tenir,
Parce qu'il y a toujours eu un parallèle entre nos blogs,
Parce que maintenant c'est un bon pote,
Phil est de retour dans mes liens.

Lisez le.

samedi 16 octobre 2004

j'adore, j'adhère

Je ne savais pas que la mode était au Star Academy Blog. Ouvrez vite le votre !
Par contre, le blog des queer se limite visiblement à répondre à des questions pré-définies... Quel dommage !

vendredi 15 octobre 2004

humeur

L'eau, lit, tas.

Dommage que je sois trop naze.

jeudi 14 octobre 2004

régime

Je viens d'aller faire un tour sur le site de Mac Do. Il détaille depuis quelques temps (c'est récent, je crois) les infos nutritionnelles de leur menu par rapport à l'apport normal journalier.

Un homme entre 20 et 40 ans doit consommer 2700 Kcal par jour dont 35/40% au petit déjeuner. Il lui reste donc entre 1620 et 1755 kcal pour le déjeuner et le dîner. La répartition doit être : 15% de protéines, au minimum 50% de glucides et au max 35% de lipides.

Si un mec prend un maxi best of royal cheese, une grande potatoes deluxe, 1/2l de coca et un sundae chocolat, alors il va avaler 1845 kcal soit déjà 10% de trop alors qu'il lui reste un repas.
Il aura avalé en un repas:
- par rapport à l'apport journalier : 43% en protéines, 53% en glucides et 71% en lipides.
- sur les 1620/1755kcal restant pour les repas : 65% en protéines, 80% en glucides et 107% en lipides.

Ouais, je sais, on s'en fout, moi aussi d'ailleurs, je bois du coca light et je mange pas de sundae.

mercredi 13 octobre 2004

sleeping

La période se prête à la fainéantise.
Je n'ai pas grand chose à faire au boulot et je me débrouille pour éviter ou déléguer le peu que j'ai à faire. J'ai aussi posé tous mes vendredis jusqu'à mon départ en Egypte mi-novembre. Les 35 heures ont quand même du bon.
Côté cul, j'ai le gland en feu depuis ce matin. Pitetre le sauna, pitetre trop de branlette hier soir. Heureusement je n'ai pas envie de baiser. Tandis que freaky a des warm buddies, moi j'ai ressorti mes grosses chaussettes. L'usage est le même ; je les porte pour dormir quand j'ai froid mais par contre, ça ne prend pas de place dans le lit et si j'ai envie de baiser, je peux gicler dedans.

lundi 11 octobre 2004

el blog del perdido ?

17h, j'arrive à l'UG. Aucun casier de libre, faut poireauter pour une clé. C'est une bonne nouvelle, c'est qu'il y a du monde. Je descends rapidement et commence à jouer au hamster. Je n'aurais peut-être pas dû être aussi optimiste, peu de mecs me plaisent.
On distingue quatre types de populations ; les vieux porcs - plus important que d'habitude -, les gros musclés - qui n'évoluent que dans leur sphère -, les jeunes minets - réduits à 2-3 mecs - et les autres (les normaux). Et moi qui voulais me taper des jeunes taspé. La première heure passe, la seconde aussi. Je commence à désespérer.
Juste avant d'aller me vider dans la backroom, je tombe sur un mec ; tête pas terrible, coupe de cheveux improbable, très beau corps, fin, imberbe et super cul. Et hop dans une cabine 1mn plus tard. Hélas, il me fait rapidement comprendre qu'il est actif. Sa teub est d'une taille normale, environ 16cm. Je suis un peu stressé au début mais il se débrouille bien. Sésame, ouvre toi. Nous alternons plusieurs positions, je prends un pied d'enfer. Vive les p'tites bites.
Je suis sur le dos, il me branle en me baisant, je jouis, il jouit. Nous passons un petit moment à côté l'un contre l'autre, nous papotons en anglais. #9 est de Barcelone et est en vacances à Paris. Ca se confirme, je devrais aller habiter là-bas, j'ai nettement plus succès.
Bye bye après une douche, je me tire. Une fois dehors, je n'ai plus envie d'aller au dépôt. Pourquoi ? J'en sais rien, tant pis. Je rentre tranquillement chez moi à pied, manger, dormir.

dimanche 10 octobre 2004

C'est décidé

Soirée Raclette chez moi hier soir. Etant en pleine crise d'autisme (je me limite à des cybercontacts avec les gens, c'est cool, on éteint le pc quand tu veux qu'ils se taisent), j'avais prévu de la passer seul devant les DVD du coffret Star Wars. Raté. S. décide qu'une raclette lui convient et il s'incruste. Dîner devant Star Wars et Matrix Revolutions.
Il est minuit et demi, j'ai envie de niquer et je me sens d'humeur boite à pétasses. Deux choix : Follivores ou G-A-Y. On décide d'aller aux follivores, c'est plus près. Première surprise, pas de queue. On rentre. Nous n'avions pas posé nos vestes que nous savions déjà qu'on n'allait pas rester plus de 30mn. La musique est pourrie (Ok, c'était prévisible), peu de monde, aucune ambiance.
C'est décidé, je ne mettrai plus les pieds aux follivores.

Une heure plus tard, nous sommes dehors. Hésitation entre maison, dépôt ou G-A-Y. Pas de dépôt, c'est que pour les séropos et séroneg voulant se faire plomber. G-A-Y, c'est trop loin de la place voltaire, aucun taxi et angoisse sur la musique et l'ambiance. Direction maison. Je pense au ticket que j'avais aux follivores, j'ai un début d'érection, j'ai pas baisé depuis le 25/08. Je croise un jeune mec très mignon avec ses potes, visiblement ivre mort, qui me bouffe des yeux. J'ai une gaule d'enfer, je suis fou, je rentre, me branle devant Ken Park, dormir.
C'est décidé, aujourd'hui, je baise.

samedi 09 octobre 2004

queer as folk

On découvre des perles avec les news des Yahoo!

«
Benjamin, 23 ans, est célibataire, il attend l'homme de sa vie, mais il pourrait bien aussi recevoir des propositions d'émissions de télé ! Il s'est confié à Public. Il les aime : "blonds, bruns, pas roux : ça porte malheur ! (Rires). Il faut qu'il soit beau, qu'il ait entre 26 et 35 ans, qu'il soit posé, mûr, que je me sente en sécurité ! (Rires) Et pas trop petit, parce que je suis assez grand : je n'ai pas envie que ça fasse genre je me balade avec mon bouledogue".
»


Je trouve que cet extrait vaut le détour. Il définit exactement ce que je peux penser des tarlouzes pédés tapettes gay.

vendredi 08 octobre 2004

Je me surprends encore ce soir à regarder les quelques photos prises de Djerba. Bien que ce soit sans aucun doute un camp de concentration pour touristes, on y était bien (après avoir évité soigneusement toutes activités « sportives » et soirées, of course). Pour la première fois, je me suis retrouvé seul sans mes soucis, restés au placard pour 8 jours. Sur le moment, je ne m'en suis pas vraiment rendu compte.
Maintenant, je me rends compte de la parenthèse de bonheur que j'ai vécu. En repassant ces photos, je cherche à retrouver un peu de cette sérénité.

En vain. Je suis de retour à Paris depuis un mois et retour à la case départ. Eternelles questions « Où cours-je, dans quel état j'erre ? ».
Paumé, encore.

jeudi 07 octobre 2004

barcelone, deuxième.

Mercredi 25 août.

Mes soirées se ressemblent ; un verre dans un bar (souvent le Dietrich) et ensuite une boite - Arena sala Madre ou Metro -. Tous les soirs, bataille au sommet pour savoir dans quelle boite on va finir. Ce fût Métro ce soir là. Je trouve la musique géniale, S. non (l'est pas chiant celui-ci). Depuis le début du séjour, j'ai toujours des taz dans ma poche. J'hésite à en prendre. S. n'est pas en phase et décide de se barrer.
Me voilà seul dans cette boite, dans un pays étranger à la langue barbare. Que faire ? Ben aller dans un endroit connu. Je vais me chercher un whisky coca et je fais des allers retours dans la backroom. Beaucoup de monde, peu de mecs mignons. Je m'installe dans un coin à l'écart du peuple et je mate les vieux. Un couple m'amuse ; le mignon part à la pêche aux mecs baisables, l'autre attend et se pointe dès que ça mord. Mais le succès n'est visiblement pas au rendez-vous. Ils se tournent vers moi ; je mate surtout le second. Vieux, 35 ans environ. Me suis tapé plus moche, ça peut aller. Je fais un pas en arrière pour me coller contre un mur sombre. Je n'ai jamais bien compris pourquoi mais c'est un signe d'acceptation chez les pédés.
Ils s'approchent de moi, le vieux restant toujours à l'écart. Le jeune se jette sur moi, m'embrasse en me glissant directement sa main dans mon caleçon pour me essayer de me doigter. Je me raidis un peu mais me laisse finalement faire. Je stresse ; aucune sodo depuis fin avril. Je roule une pelle au jeune, le vieux commence à s'approcher. Ca se finit en soupe de langues, le jeune en train de me doigter et mes mains en train de tâter les bosses de leur jean. Je suis entre deux eaux, doux mélange d'excitation et de peur.
« Toilets ? » murmure le vieux à son jeune. S'en suit un échange dans une langue inconnue.
« Do you want to go to our hotel ? We are staying at hotel Axel. It's 10mn walk from here. »
« Okay, let's go. »

Nous quittons le Metro en silence. Tandis que le vieux marche devant en silence, je discute avec le jeune. Un couple de suédois en vacances. Le fantasme, deux grands blonds aux yeux bleus. Eh ben non, même pas. Deux grands bruns aux yeux marrons. La discussion n'est pas vraiment passionnante, je suis bourré. Ils passent une semaine à Barcelone après une à Sitges. Le jeune passe son temps à me doigter à travers le jean.
Arrivé à l'hôtel, je deviens un simple objet sexuel. L'un me tient, l'autre me déshabille. On se retrouve vite à poil. Je découvre avec horreur leur teub ; 24*3/4 pour le jeune, 21*5 pour le vieux. Je me crispe et débande un peu. Le vieux me met sur le dos et me tient par les épaules tandis que le jeune commence à me prendre sans gel sur la capote. Je hurle, demande plus de gel. Il en rajoute - un peu - et tente de rentrer d'un coup sec. Je récupère le gel, sort la teub et lui en tartine. Idem sur la capote du vieux. Ils ont l'air surpris, le gel est peut-être une denrée rare en Suède. Le jeune me baise mais rien n'y fait, ça ne rentre pas en entier et ça fait mal. Il se retire, le vieux prend la relève. Il rentre doucement. Ca rentre nickel. Il pose ses mains sur mes hanches et me lime le cul comme un ouf. Je commence à me décrisper et à prendre du plaisir.
Au bout d'un moment, le vieux se retire, le jeune se jette sur moi, me retourne et retente de me baiser. Ca ne rentre toujours pas et ça fait de plus en plus mal. Mais il s'en fout et continue. Il s'arrête à l'intérieur et parle à son mec. Le vieux se met au dessus de nous et rentre d'un coup sec dans le jeune. Lequel pousse un cri qui a dû réveiller tous nos voisins sur plusieurs étages. Le vieux le baise sans aucune précaution ni tendresse, le jeune remue par la douleur et me fait donc quelques vas et viens agréables. Une fois cette acrobatie passée, ils me rebaisent alternativement, l'un me tenant, l'autre me limant. Le vieux plus longtemps, le jeune moins. Thanks God.

Je finis sur le dos en train de me branler pour jouir car je commence à avoir mal au cul. Les deux me jouissent dessus juste après. Je déteste ça, ça me écoeure. Je me lève et vais sous la douche. Quand je sors, ils sont déjà prêt à aller dormir et ne font même plus attention à moi. Je rentre, j'ai déjà désaoulé. Je repasse devant la boite, tout le monde est dehors, les couples s'éloignent en se tenant par la main.

Moi, je rentre à l'hôtel, j'ai mal au cul (pour la petite histoire, j'aurais eu mal et saigné pendant deux jours), on ne peut pas dire que la rééducation ait été progressive. J'ai servi de sac à foutre, je me dégoûte.

mercredi 06 octobre 2004

encore?

Bon, c'est sûr, je suis encore en descente. Je suis tantôt triste, tantôt énervé. Et c'est encore pire ce soir. Fait chier, ça devrait être terminé aujourd'hui. Faut dire que je n'y suis pas allé de main morte samedi. Je sais que ça peut durer plusieurs jours, mais j'aime me plaindre, c'est mon blog et donc je vous emmerde.
J'ai passé le début de semaine à glander au taff ou à dormir (29 heures en 3 nuits). Je commence à en avoir assez de dormir. Hier soir, #8 m'avait invité à aller au théâtre du Splendid. C'était un spectacle de Florence Foresti. Je l'avais déjà vu apparaître sur 20h10 Pétantes mais je n'avais pas vraiment accroché. Mais je ne refuse pas une place gratos. Je ne l'ai pas regretté. Un spectacle trop court de 60mn, mais 60mn de rires sans interruption.
Je vous le conseille.

Et là, ce soir, il est 21h30, je ne tiens plus debout, je vais aller me coucher comme une vieille conne pour me lever et jouer à Tetrinet la journée de demain.
Life is a bitch.

Ayé, je viens de finir les 100 niveaux de Ballistik. On attaque maintenant Tetrinet.

Vive le taff.

mardi 05 octobre 2004

humeur

The light at the end of the tunnel is just the light of an oncoming train.

lundi 04 octobre 2004

Il faudra que je raconte la soirée. Pour laisser une trace, pour comprendre comment elle est partie en couilles et comment j'ai pu en arriver là, ce soir, à avoir les larmes aux yeux au moment où Buffy et Dawn se serrent dans les bras l'une de l'autre.
En attendant, j'vais roupiller.

vendredi 01 octobre 2004

work addict

Encore une journée à rien foutre. Summum de la semaine. Je me pointe à 9h45, ai juste de le temps d'imprimer 10 pages et de rentrer en réunion. De toute façon, les autres sont consciencieux, ils auront préparé la réunion. Manque de pot, nous ne serons que deux à ne pas s'être décommandés, et elle n'a pas lu les documents non plus. Nos interlocuteurs sont visiblement agacés mais ne feront aucune remarque désagréable (quelle idée d'envoyer un document à lire 10mn avant un pot...).
Je me barre 3 heures plus tard pour avaler une pizza aussi grasse qu'immangeable, réponds invariablement « Ca va pas être possible aujourd'hui, nous y travaillerons dès lundi matin. Je vous tiens au courant lundi en milieu après-midi. » à tout ce qu'on me dit, passe quelques niveaux de Ballistik et fuit à 16h. Si je pouvais être payé suffisamment pour un travail pareil, je serai heureux. Bref.
Je file direct à la séance de sport préparatoire à la sortie de demain soir. J'vais encore certainement finir torse nu, faut bien faire un peu de sport si je veux pécho.

Croisons les doigts. Réponse demain soir.

life is so easy

Ma relation avec X. est toujours aussi simple... Extrait du dernier coup de fil, jeudi soir.
- On pourrait se voir vendredi, puisque tu passes sur Paris. Tu pourrais dormir chez moi.
- Non, tu sais, je suis encore contagieux et je suis très fatigué. Je préfère me reposer. Je vais que tu as envie de me voir
- Je ne suis pas à quelques semaines près, tu sais, maintenant.
- Tu vas donc sortir demain soir ?
- Non, je vais me coucher tôt, j'ai une soirée samedi.
- Avec qui ?
- Phil, son mec et pot de fleur.
- Tu vas encore te droguer!! Promets moi que tu ne vas rien prendre.
- Promis. J'en ai pas envie de toute façon.
- Bon, je viens dormir chez toi samedi soir, comme ça tu ne sortiras pas.
- Tu sais, tu es encore faible, le médecin t'a dit de te reposer et rester couché toute la journée. Il vaut mieux que tu restes chez tes parents.
- Salope, je te déteste. Je te rappellerai plus.
Bip, bip, bip...