Journal d'un paumé

See no evil. Hear no evil. Speak no evil.

mercredi 24 novembre 2004

A-Hum. Fait pas chaud.

samedi 13 novembre 2004

Dans une heure Orly, à moi le transac sur la piscine sur le nil, le chat au nez cassé par obelix, les pyramides et les momies tout-en-carton.
Back online le 25 novembre.

vendredi 12 novembre 2004

pouet pouet et ça repart

Monoculture mercredi soir. La première de la rentrée dans un nouvel endroit. Idéal pour fêter la fin de mon traitement et le résultat des analyses. Ma très bonne humeur inhabituelle, l'état de mon foie et mes reins ont eu un effet de bord inattendu. Pas envie de drogue. Sans que ce soit une démarche volontaire, simplement pas d'envie. Ma première monoculture sans taz.
Petite before sympathique chez Phil où j'ai assisté à une discussion de couple à laquelle je n'aurais pas dû assister. Une vraie discussion comme je n'en ai jamais connu avec mes mecs. Ca fait bizarre, on aurait dit un couple hétéro. Les remarques ont fusés entre eux, parfois vexantes, parfois constructives, jamais agressives. Je les ai ensuite regardé en train de se préparer, choisir leur vêtement, se pomponner. Trop drôle. On m'a d'ailleurs montré quelques conseils de beauté, paraît-il indispensable.
Arrivée à la Monoculture vers 1h. Hésitation à 30m quand une folle passe en nous disant que c'est à chier. Finalement, il avait complètement tort. Bonne soirée, très cool. J'ai bien kiffé la musique. J'ai une touche avec 3 mecs mais seulement un m'aborde. Manquerais plus que je fasse le premier pas. Ce n'est pas trop mon type mais il est pas mal ; un peu moins d'1m80, yeux clairs, belle gueule, l'air gentil, format Falcon. C'est finalement agréable de serrer un corps trop large dans ses bras. Nous passons un moment dans un coin tranquille à se caresser et à s'embrasser. Nous retournons danser, il continue à m'embrasser, devant tout le monde cette fois. 5mn plus tard, il se retourne vers moi et me dit «Je vais rentrer. Ce n'est pas raisonnable, j'ai un copain.» Connard de fils de pute de sale pédé de merde. Je le laisse partir, tourne un peu, mes tickets sont partis. Je chope Phil et son Gé en pleine scène amoureuse de tox, je les salue et me rentre. Branlette devant un divx et dodo.
Jeudi abominable. Une sale gueule de bois, migraine et mal aux cervicales.

Moralité : Il ne faut jamais prendre de drogue, c'est mal, mais si vous en avez déjà pris, n'arrêtez pas, vous éviterez la gueule de bois

jeudi 11 novembre 2004

bal tragique à l'UG

La phrase C'est décidé, aujourd'hui, je baise fût la dernière phrase que j'ai posté avant d'aller à l'UG le dimanche 10 Octobre. Et j'ai baisé, d'ailleurs. Mais j'ai menti sur ce blog. Par omission, pour être exact. Il est temps de rétablir la fin de l'histoire.

Je tombe sur un mec ; tête pas terrible, coupe de cheveux improbable, très beau corps, fin, imberbe et super cul. Et hop dans une cabine 1mn plus tard. Hélas, il me fait rapidement comprendre qu'il est actif. Sa teub est d'une taille normale, environ 16cm. Je suis un peu stressé au début mais il se débrouille bien. Sésame, ouvre toi. Nous alternons plusieurs positions, je prends un pied d'enfer. Vive les p'tites bites.
Je suis sur le dos, il me branle en me baisant, je jouis, il jouit.

Nous passons un petit moment à côté l'un contre l'autre, nous papotons en anglais. #9 est de Barcelone et est en vacances à Paris. Ca se confirme, je devrais aller habiter là-bas, j'ai nettement plus succès.
Le mec se retire, m'embrasse. Je passe inconsciemment ma main sur son sexe, comme à mon habitude, pour vérifier l'état de la capote. Je me relève brutalement et ai juste le courage de dire 2 mots « condom... broke... » Il me dit qu'il n'y a pas de problème, qu'il est safe mais je ne l'écoute pas. Je me repasse le début du plan, où il essayait de me prendre sans capote. Enfin, je crois, puisque j'ai rapidement tendu une capote. Je suis un zombi, je me douche et pars rapidement. J'ai la tête qui tourne, je suis perdu. Je regarde mon téléphone portable, j'ai 4 appels en absence. Je l'éteins.
Je pense à la seine. Oui, c'est une bonne idée, se jeter dans la seine.
Aucun souvenir du retour chez moi. Je rentre à pied, alternant l'envie de me foutre dans la seine et celle de me jeter du 6ème. Je finis devant une infirmière, aux urgences.

- Je viens suite à un accident de préservatif
- Où est votre partenaire ?
- Il ne viendra pas
- Ah mais c'est (bla bla bla bla)
- Je sais.
120mn plus tard, j'avale mes 5 premiers cachets de viracept et le cachet de combivir. Et c'est parti pour un cinquième tour. Qu'ai-je fais cette fois-ci ? Quelle a été mon erreur ? Aucune. Elle s'est cassée, c'est tout. Pas un manque de gel, rien. La faute à pas de chance. Evidement les gens ont toujours de bons conseils dans ce cas « Mais pourquoi vas tu encore dans ce genre d'endroit ? », « Quoi mais tu es passif quand tu ne connais pas ! moi, je ne suis passif uniquement quand je connais ou quand je suis amoureux.», etc...

Cet événement m'a vraiment touché, traumatisé. J'ai eu du mal à accepter, je ne m'en suis pas remis. J'ai super envie de baiser mais je n'arrive pas à passer les portes d'un sauna ou d'une backroom. Va falloir que je me mette à chasser en boite et ramener la viande à la maison, peut-être. Baiser commence à devenir difficile pour moi.
Mais c'est ma façon de vivre. J'aime la baise directe, je n'aime pas passer plusieurs heures à chasser sur le net ou à tourner en boite. Donc je vais en backroom et j'aime ça. Et non, je ne pratique pas le safe sex tel que les curés ACTUPiennes le définissent (elle sucent toutes des capotes et pas des bites non non non jamais). Partant de là, nous sommes dans la gestion de risque. Il y a ceux que j'accepte et ceux qui nécessite un traitement préventif. C'est une démarche personnelle qui ne regarde que moi. Que chacun ait la sienne. Si un jour je me fais plomber, je sais que je n'en voudrais pas, moi, à la terre entière car j'aurais suivi ma ligne de conduite.

Pour conclure sur une note positive, mon bilan post traitement est nickel. Validation définitive début février.

mardi 09 novembre 2004

S ou M ?

J'avais prévu de rédiger un long post, le genre qui me prend 3 plombes à écrire. Il répondra notamment au pourquoi de cette photo. Promis je vais essayer de vous le pondre avant mon départ en vacances.
Mais j'ai fini avec un pote devant sa télé pour mater L'Expérience sur C+. Ca commence comme un concept de télé-réalité. 20 personnes sont enfermées dans une prison pour deux semaines. 12 deviennent des prisonniers et 8 des matons.
Le décor est planté. On découvre comment les matons vont asseoir leur autorité et comment la situation va doucement déraper jusqu'au désastre. J'ai fini recroquevillé sur le canapé, tout tremblant. Putain, et dire que c'est basé d'une expérience qui a réellement eu lieu aux États-Unis en 1971. Faudra que je me renseigne sur ce qu'il s'était réellement passé. Tout comme dans le film, l'expérience a été arrêtée dès le 6ème jour.
Je kiffe les films ou série avec ce genre de situation, onctueux mélange entre rapport de force et sado-masochiste. Je les regarde comme des ovnis, n'arrivant pas à me projeter dans un personnage. Maton sadique, prisonnier rebelle ou obéissant ?

lundi 08 novembre 2004

fan

Lu dans le magasine gratuit disponible dans le Macdo de Ledru-Rollin.
TrucMuche est un fan inconditionnel de Mylène Farmer. Elle est mère de 3 filles ; Mylène, Alizée et ...

Saurez-vous trouver le 3ème prénom ?
La réponse est ici.

dimanche 07 novembre 2004

vendredi 05 novembre 2004

jude



Jude n'a pas eu, je crois, un énorme succès dans les salles. En tout cas, dans le pays dans lequel j'étais lors de sa sortie. Pourtant il est superbe, bouleversant, abominable, effroyable, terrible. La musique est belle bien que d'une tristesse infinie, les acteurs parfaits. J'ai redécouvert Kate Winslet encore plus belle que dans Titanic.

Il est diffusé actuellement sur le câble, A voir absolument.

jeudi 04 novembre 2004

Premier baiser échangé sur une plage en été
Premier amour, un beau jour,
Qui vient vous emporter,
Ca ne s'oublie pas, quand c'est la première fois


Chanson pourrave et série minable de ma jeunesse. Mais moments incontournables.
Je rentrais le soir et elle était devant la télé, toujours sur TF1. La génération qui a connue les deux guerres et qui se nourrit de TF1 et de ses feuilletons. Je la revois dans son fauteuil, complètement absorbé ou devant ses fourneaux. Ma mère « adoptive », qui me réveillait le matin seulement après avoir préparé mes tartines, avec qui je déjeunais le midi et attendais mes parents le soir. Et évidement avec qui je partais en vacances.
Elle était témoin de Jéhovah mais quand elle a compris que j'étais pédé (nous lui avions caché d'un commun accord avec ma mère, à cause de ses croyances), elle a juste trouvé ça dommage. Elle a disparu très rapidement, en moins de 6 semaines, d'une maladie foudroyante. Je la vois encore, allongé sur son lit, les mains croisées sur sa poitrine, trop maigre. Je me souviens de l'avoir touché, pour être bien sûr, son air étant trop endormi, trop paisible. Je me souviens de ce contact, dur et froid, du même aspect d'une statue du musée Grévin.

Je ne me souviens pas de lui avoir dit que je l'aimais, je ne m'étais pas rendu compte l'importance qu'elle avait pour moi. Je l'imagine dans le paradis auquel elle croyait, me regardant. J'ai peur de l'avoir déçu.
Elle me manque.

lundi 01 novembre 2004

week-end

La seule personne que j'ai vu ce week-end (vendredi compris) est celle avec qui je fais du sport.
Durée totale : 4 heures (1h30 samedi, idem dimanche, le reste aujourd'hui).

Moi, replié sur moi-même ?